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crash en montagne

Titre :
crash en montagne
Localisation :
Local
Date :
03/03/2015
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Manutention/Mise en piste
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
asw27
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Décollage de Saint Auban face au sud pour un petit circuit sur les montages. Largage entre Malfougasse et Lure à 1200 m QNH. A 2000 m je pars vers l’Est en direction de la crête de la Vaumuse . Passage sur Authon, 2000m, départ en direction du SE vers la Bigue. Reprise d altitude, 1850m, direction les Crêtes de Liman que je longe jusqu au Blayeul. Je le quitte à 2200m vers le SE direction le Cheval Blanc. Là, reprise d altitude et départ vers le Nord. Mes consignes sont de ne pas dépasser le sommet du Caduc. Au Caduc, je fais plusieurs évolutions rapides pour observer un aigle qui se trouve non loin de moi. A 2400 m je décide de prendre le chemin du retour avec le même cheminement qu’à l’aller. Je crois suivre la crête du Sangsaune, mais désorienté par mes man’uvres rapides, je suis la ligne de crêtes qui part plein Est. Un simple regard à mon compas m’aurait permis de constater mon erreur. Je ne comprends pas quand je constate que la crête tourne à angle droit à droite et quand je prends un cap plein sud, je suis sur la face Est sous le vent en fortes descendances. Impossible de repasser à l’Ouest de la crête. Très forte perte d’altitude, je me retrouve dans un petit vallon orienté Nord. Gestion de l’atterrissage dans les sapins sur une face Est inclinée à environ 55° au cap 340.
Volets sortis, vitesse de 70 km h, les ailes s’arrachent dans les arbres, l’axe choisis me fait arriver dans une couche épaisse d’environ 1m50 de neige. Très ralenti par le premier choc le fuselage s’arrête dans la neige. Il est 16h52. 1550m QNH.
Constatation, ailes arrachées, poutre de queue cassée pliée ver la droite. Balise enclenchée automatiquement, plus de radio, pas de réseau pour mon téléphone portable.
Aménagent du poste pour passer la nuit malgré une verrière qu il n est pas possible de fermer correctement.
Passage d’un hélicoptère vers 19h20. Mais dans la nuit il ne me repère pas.
Le lendemain, 4 mars, 8 heures je m apprête à partir à pied dans la neige après avoir laissé un mot, expliquant mes intentions, dans le planeur quand un hélicoptère s’est rapproché. Après plusieurs passages sur les 2 versants du vallon, il me repère agitant un chiffon jaune vif. Hélitreuillage vers 8h45, check up à l hôpital. Retour au terrain. En Montagne la moindre distraction peut, très vite, vous placer dans une situation très compliquée.
Il faut toujours gérer sa trajectoire qu’elle que soit la situation. Ne pas se laisser dépasser, ce n’est pas le planeur qui pilote mais vous.
Prendre la décision de l’atterrissage entre les arbres est très difficile mais c’est une condition de survie. Il est nécessaire de si préparer avant de toucher le moindre obstacle.
Une fois au sol, après inspection de la situation, il est nécessaire de profiter du peu de jour restant avant la nuit.
Ne pas penser pouvoir passer sans risque une nuit dehors. Tout faire pour se confectionner un abri contre le vent. S’isoler impérativement de la neige. Ne pas laisser ses vêtements se mouiller.
Au matin, impérativement rétablir la circulation sanguine, et se réchauffer physiquement pour combattre un début d’hypothermie. Surtout ne pas se laisser aller à l’envie de rester couché, il FAUT se bouger.
Préparer une possibilité de se déplacer en tassant la neige, si un hélico passe il faut pouvoir lui faire signe sans s’enfoncer dans la neige jusqu au ventre.

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