PlaneurASK21, avec un instructeur chef pilote 2000 h de vol et un élève en fin de formation (un vol solo).
Incident survenu lors d’un dimanche de portes ouvertes. Quelques vols d’instruction au treuil ont été intercalés entre les V.I. du jour. Je décolle donc avec mon élève et au cours de la treuillée j’actionne la poignée de largage, sans avoir prévenu mon élève, à une hauteur d’environ 100m. Bonne réaction de celui-ci qui corrige l’assiette, puis… plus rien.
Pas de sortie d’AF pour un posé devant, pas de modification de trajectoire pour un contre QFU et pas d’explication a voix haute. Je décide alors de sortir les AF et de poser devant. (le Contre QFU basse altitude un jour de portes ouvertes avec beaucoup de trafic avion me semblant pas approprié). Malheureusement le temps de latence a compromis les chances de succès de l’opération et je me rends compte assez vite que la piste ne sera pas assez longue. Je me prépare donc pour un cheval de bois volontaire car le terrain est bordé d’un fossé profond infranchissable. Je dois encore attendre d’avoir passé la dernière balise de piste (cocotte de 50cm de haut) pour poser l’aile à terre. Le planeur pivote de 120° et finit sa course, dans l’herbe haute, à quelques mètres du fossé. Pilotes et machine indemnes.
Les erreurs que j’analyse sur cet incident:
– réaliser un exercice difficile un jour de portes ouvertes (instructeur et élèves moins disponibles)
– avoir largué à une hauteur ou coexiste deux solutions, mais où elles sont toutes les deux limites
– ne pas avoir préparé l’élève, après le CRIS, sur les procédures d’urgence.
Commentaire FFVV
Afin que les exercices d’interruption d’envol ne deviennent pas accidentogènes il est préférable de les annoncer à l’élève et au conducteur de treuil