Décollage sur l axe 220 à St Auban, avec un stagiaire dont c est le 2ème vol sur ASH 25.
Pendant l accélération , alors que nous remontons l’aile qui était au sol, j entends sur la fréquence un message d alerte comprenant une immatriculation.
En vision périphérique je vois apparaitre sur ma droite un planeur au sol en décélération mais de trajectoire convergente.
Je largue immédiatement, analyse la trajectoire du planeur sur ma droite .En regardant devant je vois le remorqueur, légèrement à gauche de mon axe se rapprocher, je freine puis modifie ma trajectoire sol vers la droite (vers le planeur qui se rapproche). Notant que le remorqueur maintenant dégage vers la gauche, je modifie à nouveau ma trajectoire et m’aligne sur l’axe et arrête le planeur. Dans cette situation conflictuelle en phase très dynamique et déjà bien occupé par le pilotage du planeur , l’amoncellement de petites erreurs (messages radio non entendus, sécurité difficile à assurer par le teneur d aile au vu de la configuration et la topographie de St Auban, phase d’instruction chargée, surveillance par la tour) l’incident aurait très bien pu se terminer en accident .
En général au décollage, le pilote de planeur ne regarde pas dérrière lui , il ne peut rien voir; A St Auban par contre dans cette configuration ( décollage en axe 220 , atterrissage en axe 160 ) en tournant la tête on voit la finale .C’est un point sur lequel on peut insister.
Ensuite je pense qu’il faut rappeler aux remorqueurs que dans la phase d accélération en cas de casse, largage , interruption ou autre l idéal est de décoller , en modifiant l axe si besoin puis de revenir se poser le stress évacué.
Enseignement
Commentaire FFVP
– Une procédure pour éviter que ce type d’incident ne se reproduise peut être mise au point, que ce soit pour Saint Auban, ou pour d’autres aérodromes. La personne qui fait la planche au starter tout comme celle qui lève l’aile sont essentielles pour augmenter la sécurité des décollages et atterrissages. Il est important qu’elles soient formées et sensibilisées à l’importance de leur rôles dans la sécurité.
– Il est généralement préférable que l’avion remorqueur continue son décollage quand le planeur n’est plus attaché à la corde de remorquage. Une procédure claire et simple à mettre en oeuvre, prévoyant les actions des pilotes planeur et remorqueurs en cas de problème, permet de limiter les risques.
– Ecouter et comprendre les messages radio permet d’avoir une meilleure conscience de la situation, même si cela demande un effort particulier en instruction avec un fort trafic, car les explications de l’instructeur sont alors coupées régulièrement.