Après un tour de piste conventionnel avec annonce radio, l ASG29 EW se présente à St Auban en finale sud écho pour rejoindre le hangar monoplaces. L attelage sur la piste 240 démarre au même moment. Pour éviter la collision, il a fallu virer 20° à droite en courte finale, sortir les AF complètement et freiner énergiquement dès le touché. La plateforme de St Auban impose de traverser l axe 230 et 240 en finale pour rejoindre les hangars, ce qui se fait pourtant quotidiennement.
L homme en bout d aile a levé l aile sur signe du pilote sans vérifier la sécurité périphérique et la tour n a pas empêché l attelage de décoller alors qu elle connaissait l atterrissage en cours.
A St Auban, pour ne pas encombrer la fréquence, il n est pas imposé de message radio en finale.
En courte finale, les instructeurs du centre préviennent par radio la tour et le remorqueur de rester en standby quand cette situation se présente en biplace. Il faudrait étendre cette pratique aux monoplaces et informer les pilotes concernés dès le briefing.
Enseignement
Commentaire FFVP
– Quand un remorqueur est aligné pour décoler, le planeur en finale doit se signaler pour que l’avion retarde son décollage. Si le pilote de l’avion n’a pas clairement précisé qu’il attendait l’atterrissage du planeur pour décoler, il conviendrait d’utiliser un axe d’atterrissage ne présentant aucun risque d’interraction avec l’attelage qui pourrait décoler.
– La personne qui fait la planche au starter et celle qui lève l’aile sont essentielles pour augmenter la sécurité des décollages et atterrissages. Il faut qu’elles soient formées et sensibilisées à l’importance de leur rôles dans la sécurité.
– Une procédure pour éviter que ce type d’incident ne se reproduise peut être mise au point, que ce soit pour Saint Auban, ou pour d’autres aérodromes.
– Voir le Rex du pilote en phase de décollage (n° 6920)