Conditions d’onde un peu chargée en nuages, la montée en vol libre se poursuit devant, puis entre des nuages. Un peu distrait par un planeur qui se situait au vent et plus haut, je cherche à le rejoindre. Le vario passe en négatif, je fais demi-tour et constate que l’ouverture par laquelle j’étais arrivé n’existe plus.
Je me retrouve rapidement en IMC, aucun repère extérieur.
Je sors totalement les aérofreins, et applique la leçon IMC du PPL et d’autres souvenirs de lectures :
Je n’ai pas de bille aiguille, de conservateur de cap ou d’horizon artificiel. Mais j’ai XC Soar allumé sur mon téléphone.
Je choisi une vitesse de descente appropriée, et surtout je m’y maintiens.
Je garde scrupuleusement le fil de laine au milieu.
Et je limite mon circuit visuel à ces 3 points d’accroches. Etant entré dans la couche vent arrière, j’ai du effectué un demi-tour pendant la descente pour rester au vent du relief.
D’après la trace GPS, le temps de percée a été de 35 secondes. Ma formation au PPL(A) et ma culture aéronautique (récits d’Hanna Reitsch etc.) m’ont permis de maintenir l’inclinaison voulue en faisant abstraction des sensations.
J’ai annoncé la situation à mon élève par un truc genre ça merde, mais j’ai fait le choix de ne pas m’occuper de lui pour rester concentré au maximum sur mes instruments sommaires.
Je me suis remémoré les différentes phases de l’éjection au cas où. Je ne me rappelle pas si je l’ai ai rappelé à mon élève.
Les nuages évoluent parfois très vite.
Je remercie les personnes qui ont ajouté une formation basique au vol en IMC dans le cursus PPL(A).
Enseignement
Commentaire FFVP
– En vol d’onde, il est important de rester particulièrement vigileant quand la couverture nuageuse est importante. Il faut descendre rapidement sous la couche avant qu’elle ne se referme. tout particulièrement avec un élève.
– La chance a été avec vous.
– Il est illusoire de penser pouvoir piloter sans instruments une fois dans les nuages.