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Mauvaise vache

Titre :
Mauvaise vache
Localisation :
Local
Date :
10/06/2017
Nature du vol :
Compétition circuit
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Manutention/Mise en piste
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
ASG29-18
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

C’est le dernier jour de compétition dans un Championnat de France avec plusieurs bons pilotes.
L’organisation décide de faire décoller les compétiteurs quoi qu’il arrive, la météo est CAVOK, thermique pur donc.
Au départ on trouve 1200m QNH de plafond, avec des 1m, la porte ouvre et il est alors 16h. Dans ce type de conditions, bien-sûr personne ne se lance en premier, ce qui fait que je passe la ligne de départ à 16h30 seulement. La première branche se déroule assez bien mais on sent tout de suite que les conditions se dégradent rapidement au premier point de virage. Horaire tardif ou est-ce meilleur ailleurs? Impossible de le savoir.
Au premier point les conditions sont franchement pourries, même en ratissant à 5 planeurs on ne trouve que du 0.3 et 750QNH au mieux, sachant que le sol est à 150 mètres voire plus par endroits.
Néanmoins on arrive quand même à tourner, j’aperçois d’autres planeurs spiralant au loin, plus hauts que nous. L’espoir est là, ça va le faire.
Étant le plus haut dans l’ascendance, je décide d’avancer, avec le vent de face, vers le deuxième point, à 50km de là. Je quitte vers 700mQNH, avec bon espoir de retrouver quelque chose sur ma route.
Le cheminement est pas terrible et le sol monte devant, il faudrait rapidement trouver une pompe !
Ca pousse, sans plus, j’essaye de la choper, en travaillant au mieux avec le planeur. Coup d’oeil au PDA, je ne suis plus qu’à 300m AGL, ça ne marche pas donc j’avance encore un peu au vent pour trouver une bulle. Malheureusement il n’y a rien, je tombe sur place. Les champs paraissent moins beaux à cette altitude là. Le choix n’est pas facile. En spiralant j’essaye d’en choisir un proche d’une route, sans culture haute, sans obstacle majeur, dans l’axe du vent (bref le verdo quoi). Il y en a un seul qui semble à peu près plat et accessible mais il est vraiment petit, tous les autres sont des blés hauts ou des cultures inconnues mais sacrément hauts aussi, ou alors des champs à forte inclinaison.
Je sors la roue, me met en étape de base directement car le champ est haut. C’est là que j’aperçois une petite ligne électrique en entrée de champ à environ 4 ou 5m de haut. J’hésite à en prendre un autre, mais trop tard, et puis tous les autres sont vraiment pourris ! Le stress monte d’un cran.
Je me concentre bien, passe la ligne électrique juste au-dessus et plonge derrière, full AF. J arrondis rapidement mais touche plus vite que prévu. Le rebond mais fait passer au-dessus d’un poteau en bois de 50cm de haut, légèrement à gauche de ma trajectoire. Je l’aperçois au dernier moment.
Je retouche et freine à fond en voyant arriver la fin du champ, le planeur passe sur le nez malgré le manche plein arrière et je m’arrête finalement à la fin du champ, à quelques mètres des arbres devant moi.

Je décide de prendre mon champ
Mon erreur a été de ne pas identifier plus tôt les meilleurs champs et de rester en local de ceux-ci. Vu de plus haut, tout à l’air vachable mais ce n’est plus vrai lorsque l’on passe sous les 200 mètres AGL.
L’habitude sur la première branche et le premier point de voler très bas a aussi joué car je ne me sentais pas du tout stressé même en volant proche du sol, alors qu’il aurait fallu identifier bien plus tôt les zones posables.
La topologie particulière de la région, très vallonnée, ainsi qu’en cette saison (les blés ne sont pas encore moissonnés) renforce le fait qu’il faut anticiper la vache.

J’étais encore plein d’espoir et donc je ne me projetais pas du tout à une vache, surtout en voyant les autres planeurs spiraler devant. Le cadre de la compétition joue aussi beaucoup, je n’aurais certainement pas continué en vol campagne normal.

En effectuant une reconnaissance à pied autour du site de ma vache, il n’y avait effectivement pas beaucoup d’options. Il aurait peut être été plus safe de se poser dans un blé, certes hauts en cette saison mais avec des dimensions plus grandes.

– La compétition justifie-t-elle de telles prises de risque ?
– Attention à l’euphorie qui entrave toute analyse critique de la situation.
– La commission sportive a depuis demandé aux directeurs de compétition de mette des pénalités aux concurrents qui effectuent des raccrochages bas ou des prises de terrain ou la sécurité n’a pas été assurée.

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