Jeudi 8 août, je pars avec un élève pour une treuillée et tour de piste en fin de matinée.
Il fait chaud, journée considérée comme la plus chaude de la semaine. Tout se passe bien, on se prépare, on s’aligne, on décolle. La treuillée est bonne, je dois relâcher l’élève l’après-midi même pour un vol solo.
Tour de piste, atterrissage impeccable. Je reprends les commandes pour dégager l’axe de piste. Le planeur s’arrête, nous sortons et debriefons le vol. Je me positionne devant le nez du planeur, je questionne l’élève et jette un coup d’oeil sur ma verrière restée ouverte.
De la fumée s’échappe alors de l’appuie tête, les rayons du soleil sont concentrés sur celui-ci qui commence à prendre feu.
J’ai eu le temps de l’arracher et de le sortir du cockpit.
Un rappel a été fait à tous les pilotes pour le reste de la journée. Housse obligatoire sur toutes les verrières.
Verrière ouverte en plein soleil le temps de débriefer
Enseignement
Commentaire FFVP
Concernant le K21, il faut surtout fermer la verrière arrière. C’est lorsqu’elle est ouverte qu’elle se comporte en lentille qui focalise les rayons du soleil sur l’appui-tête. À noter que ce n’est pas lié aux grosses chaleurs. Cela peut prendre feu même en hiver.
Lorsque l’on a besoin de laisser la verrière ouverte, le temps de faire un briefing, installer un passager, etc. il est judicieux de couvrir la verrière ouverte avec la housse pour précisément éviter ce phénomène, car cela peut aller très vite.
Tous les planeurs biplaces qui on un verrière arrière à ouverture vers le haut souffrent potentiellement du même risque.
Idem pour des verrières articulées des deux côtés (exemple : ASH-25).