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Collision aviaire

Titre :
Collision aviaire
Localisation :
Local
Date :
26/09/2019
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Manutention/Mise en piste
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Sparrowhawk
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Date été 2019
Planeur monoplace
Aérodrome Serres-La Bâtie, altitude 710 m
Vent de NW 15km h au sol, 20 en vol
Heure de décollage 13:35
Largage 1200 m dans un thermique en bordure de la crête de la petite Arambre.
Après 3 tours 1 2 dans le thermique, je remonte le vent pour retrouver le noyau que j’enroule par virage serré par la droite, au bout d’un demi-tour, un vautour fauve surgit à ma gauche, il se met aussitôt en vrac , position cambrée, battant des aile, pattes en avant, j’abaisse l’aile gauche pour éviter la collision, mais aussitôt passé, je ressens un choc, il m’a heurté l’empennage.
Je sors de virage pour me dégager du relief, cap vers l’aérodrome, et, pour maintenir la vitesse, je me retrouve manche en butée avant, vitesse entre 65 et 70 km h (Vs = 55 km h), je comprends que mon empennage horizontal est endommagé.
A 1400 m, j’ai de la marge avant de tirer le parachute pyrotechnique. J’en profite pour faire des essais en vue de déterminer si l’approche et l’atterrissage peuvent être tentés :
– Je me remets en virage par la droite, la vitesse se stabilise aux environs de 70-72 km h
– Je tente une inversion de virage, là, l’assiette passe temporairement à une attitude à cabrer trop forte, mais réinstallé en virage par la gauche, la vitesse ré-augmente et se re-stabilise à 70-72 km h
– Toujours en virage, je sors progressivement les aérofreins, le planeur prend de lui-même une assiette un peu plus piqueuse, la vitesse se stabilise à environ 75 km h
– Je me mets progressivement en glissage, la vitesse augmente encore un peu (environ 80 km h)
Je décide alors de tenter l’atterrissage, je lance un message de détresse demandant la priorité à l’atterrissage, et me mets en 360 par la gauche verticale le seuil de piste (bord du plateau), lorsqu’un plan d’approche convenable est atteint, je sors doucement de mes 360° et prends l’axe en léger virage glissé par la droite, la glissage est maintenue en finale, puis progressivement annulée, à une vingtaine de mètres du sol, la vitesse est de 80 k h, tendance à la régression, il y a un peu de vent de face, lors de la traversée du gradient le taux de chute augmente, à l’approche du sol je rentre progressivement les aérofreins pour arrondir, puis près du sol je les ressorts progressivement, le toucher est doux, décélération normale et dégagement par la droite.
Durée du vol 0:10

Constat
Le choc a eu lieu dans le 3ème tiers du plan fixe horizontal gauche : légère délamination très limitée du bord d attaque sur quelques cm + une plume de duvet.
Par effet levier, lors du choc dissymétrique, le plan fixe vertical a écarté les 2 plans fixes horizontaux, cisaillant la vis du plan fixe droit qui le verrouillait au tube d acier qui fait office de longeron et qui assemble les 2 plans fixes à travers la dérive (sans lien structurel) : ils sont chacun écartés d environ un à 2 cm des surfaces du plan fixe vertical, le plan droit est sorti de la broche arrière qui le lie à la structure, et a pivoté vers le haut, lui donnant une incidence négative qui s est traduite par un couple cabreur, la broche qui commande sa gouverne est déconnectée.
Le tube longeron en acier, qui relie les plans fixe est légèrement plié vers l arrière, ainsi que les broches. Oui
Je pense à des solutions d’effarouchement des vautours :
– foil miroir collés sur les gouvernes
– des grands cercles concentriques sur l’extrados de part et d’autre de l’emplanture symbolisant des yeux géants (technique utilisée sur certains aéroports)
Je vais prendre conseil auprès d’un ornithologue pilote de vol libre
– sifflet à ultra-son fixé sur le fuselage ?

Bonne gestion de crise en analysant les qualités de vol du planeur avant un retour au sol.
La commission Formation-Sécurité est intéressée par les suites des essais de systèmes d’effarouchement.

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