Une belle matinée propice aux 5 treuillées solo supervisées. Seul pilote sur le terrain à cette heure, j’enchaîne les treuillées les unes après les autres.
Les 4 premières sans difficulté malgré le petit stress lié à un lâcher sur ce type de lancement.
Tout se passe à merveille, l’heure du déjeuner approche, on accélère une peu la mise en piste de la dernière.
Près de moi, 2 collègues pilotes viennent de détecter une verrière fendue sur notre moto-planeur qui doit repartir sur une autre plateforme et cela me préoccupe.
Après l’installation dans le planeur, j’exécute le CRIS par coeur comme d’habitude tout en regardant le moto-planeur. Procédure radio, je lève le pouce et l’instructeur revient vers moi et me dit : NON, refais ton CRIS.
Ah ? Un peu d’adrénaline, je recommence avec un Cris long par coeur, il me répète que ce n’est pas bon et me demande de reprendre le Cris papier.
En une demi-seconde je comprends : la verrière n’est pas verrouillée ! Est-ce le problème de verrière du moto-planeur qui m’a fait oublier de contrôler la mienne ? C’est problable vu que c’est la première fois que cela m’arrive d’oublier un élément de sécurité aussi important.
Ce qui sûr, c’est que même si je connais le CRIS par coeur, dorénavant je contrôle systématiquement que je n’oublie rien avec celui qui est dans la pochette. Surtout si des éléments extérieurs viennent perturber la concentration.
D’autre part, le rôle de l’aide est primordial. Il est le dernier fusible à ce genre d’erreurs stupides qu’on peut encore faire après 150 heures de vol.