Une fois arrivé au sol, le chef-pilote est venu me voir pour m’expliquer que j’avais presque abordé un avion Jodel D112 en courte finale.
Je n’ai rien vu ni entendu. La radio fonctionnait parfaitement. Mon message en vent arrière a été fait. Je n’ai pas entendu ceux de l’avion. Mon élève non plus.
Vu du sol, l’avion a piqué pour nous éviter et reprendre de la vitesse (dixit le chef-pilote planeur).
Vu de l’avion, le pilote instructeur a confirmé ne pas avoir vu le planeur en base ni entendu le message radio. Son élève non plus !
L’instructeur avion a commenté l’événement en confirmant qu’il a vu le planeur en finale lui passer à environ 10 mètres au-dessus de lui… et qu’il a donc réagi en extrême urgence en piquant et obliquant à gauche, en remettant les gaz. Rien en ce qui concerne mon expérience.
Par contre, l’instructeur avion, lui même FI(A)-FE(A)-FIE(A) a réagi de façon optimum et a contribué à l’évitement et donc à l’accident… 4 personnes à bord des 2 appareils !
Maintenant que je sais que cet accident aurait pu arriver, je suis tout retourné et que nous avons vraiment frôlé la catastrophe.
En terme de procédure, je pense que j’ai été absorbé par ma tâche et que l’instructeur avion l’était aussi.
Mes analyses :
Pas avoir insisté sur mes messages radios.
Rappel sur la recherche d’appareils en tour de piste (vent arrière, base et finale). Notre plateforme est fréquentée par des avions, ulm et planeurs.
Peut être une fréquence spécifique pour notre aérodrome qui limiterait les messages polluants des usagers des autres plateformes.
Enseignement
Commentaire FFVP
Dans les deux aéronefs, on est dans le cas de la gestion de la charge de travail (GES)
Chaque équipage était un peu tunnelisé et n’a pas vu entendu l’autre trafic.
Attention à la conscience de la situation en tours de piste notamment sur les plates-formes multi-activités.
Ce Rex mériterait un CRESAG.
La conclusion émet une hypothèse intéressante : fréquence attitrée. Le CRESAG permet d’étayer justifier de telles demandes…