Skip to main content

Atterrissage baclé

Titre :
Atterrissage baclé
Localisation :
Local
Date :
27/05/2020
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Approche/Atterrissage aérodrome
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Ventus
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Thermique pur, décollage au treuil jusqu’à 400 m, vent de 15 Kt dans l’axe de la piste. Le vol ne durera que 11 minutes car les ascendances sont presque inexistantes, difficiles, brèves, hachées qui ne me permettent pas de gagner de l’altitude. Je m’accroche jusqu’à 300 m, 250 m, 200 m. Sortie du train à 200 m tout en cherchant toujours à raccrocher, jusqu’à 100 m dans la zone de courte finale. Entre 100 et 60 m, décision de me poser près de la golfette starter pour refaire un essai. Et là, désorientation: je ne reconnais pas le terrain. Il est en cours de tonte, ce n’est plus l’herbe verte mais des bandes jaunes, la golfette n’est pas à gauche en entrée de piste, je ne vois pas le tracteur, je me pose sur une bande d’herbe verte, mais elle est à côté de la piste. Du coup j’arrondis beaucoup trop haut et fait un aterrissage très dur, dans un sol labouré par les sangliers.
J’analyse mes erreurs ainsi (mais je peux me tromper):
Principalement je n’ai pas préparé mentalement mon atterrissage et donc je n’ai découvert des conditions différentes qu’avec quelques secondes de préavis.
Deuxièmement je n’ai pas préparé car spiralant à basse altitude, j’étais totalement absorbé par le pilotage, ne considérant le terrain que par sa position, pas sa conformation.
Troisièmement, le deuxièmement était une erreur car c’était mon premier vol solo de l’année, après le vol de contôle en double , dont une casse cable. Je n’aurais pas dû essayer de racrocher aussi bas.
Quatrièmement : à midi je n’avais mangé qu’un mauvais sandwhich, sans boire et à cause du vent, je n’ai mis mon bob qu’au moment de fermer ma verrière après plus d’une heure au soleil. Cette expérience me conduit à penser à l’importance qu’il y a d’être toujours un temps en avance sur le présent: c’était mon premier vol = prudence, utiliser la procédure standard efficacepour ne pas avoir à improviser quand il est trop tard.
L’analyse de mes erreurs a été décrite précédemment.

Excellente analyse mais dommage qu’elle vienne a posteriori.
Allons droit au but :
Raccrocher à 100 m sol en courte finale et prendre la décision d’atterrir vers 60 m sol n’est PAS acceptable, quels que soient le niveau et l’expérience du pilote, quelle que soit la période de la saison, quel que soit le type de machine. C’est une prise de risque majeure.
Et qu’une telle situation soit vécue lors du premier vol solo de la saison ‘ après le déconfinement lié au Covid, donc sans expérience récente ‘ défie totalement l’entendement.
Aucune préparation (TVBCR) n’a semble-t-il été menée avant l’atterrissage.
Faut-il qu’un événement dramatique survienne (une perte de contrôle à de telles hauteurs) pour que pilote et club aient ‘ enfin ‘ une sérieuse réflexion sur la sécurité des vols ?

Close Menu