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Atterrissage court avec risque de collision

Titre :
Atterrissage court avec risque de collision
Localisation :
Local
Date :
13/08/2020
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Approche/Atterrissage aérodrome
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
DuoDiscus
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Compte-rendu du commandant de bord du Duo Discus :
De retour d un vol d’initiation, je me mets en finale pour la piste 30. Bien qu’aucun élément extérieur ne m’y oblige (la piste est très longue et n’est pas encombrée) je fais le choix d’un atterrissage court. La partie sud de la plate-forme (aire taxiway) est occupée par quelques planeurs et par l’avion remorqueur, la partie nord par d’autres planeurs attendant une treuillée (à noter, par rapport à leur emplacement habituel, ceux-ci sont légèrement décalés vers le sud, c’est-à-dire vers le milieu de la piste). Il reste au milieu une trouée que j’estime suffisante et que je prends comme point d’aboutissement.
Ma courte finale me fait passer à environ deux mètres au-dessus de la lisière du champ de maïs, à l’entrée de la piste et l’arrondi se fait au niveau d’un planeur remontant la piste derrière une golfette. La trajectoire de ma machine, bien que maitrisée, a induit un rapprochement excessif avec ce planeur.
Cette approche courte n’est pas celle préconisée sur le terrain de Bourg-Saint-Bernard car elle crée des risques injustifiés de collision et ou de réactions imprévues des personnes au sol, logiquement perturbées par l’arrivée basse d’un planeur dont les intentions ne sont pas connues. La décision de se poser court n’était pas adaptée aux conditions du jour et sera proscrite à l’avenir. Cette approche a donné lieu à un rappel légitime des consignes d’atterrissage sur la plate-forme afin d’éviter que ce genre de situation, source de risques inutiles et de perturbation au sol, ne se reproduise par la suite.

Perception de l’instructeur en charge de l’activité :
Au retour d’un vol d’instruction, mon élève et moi ramenions l’ASK21 au seuil de piste et nous trouvions sur le taxiway, en bout d’aile gauche du planeur tracté par une golfette, travers du remorqueur garé à notre droite, quand j’ai vu surgir brutalement, juste au-dessus du maïs haut de 3 mètres jouxtant la piste, un planeur à environ 150 m de nous, sur une trajectoire qui pouvait être de collision. Persuadé qu’il s agissait d’un débutant sur une approche mal maîtrisée beaucoup trop basse, ce involontairement car absolument proscrite sur notre terrain, et conscient qu’il ne restait que quelques secondes avant un impact éventuel, j’ai intimé l’ordre à mon élève de lâcher l’aile et de se réfugier derrière elle, vers le fuselage.
J’ai amorcé le même mouvement, mais devant l’aile, qui m’a fauché, la chute me blessant au genou, car la golfette ne s’était pas arrêtée : dans l’urgence, j’avais oublié de crier l’ordre de s’arrêter au conducteur, lequel ne l’a pas fait naturellement, il était, me semble t-il, en train de converser avec un autre pilote marchant à sa droite.
Fort heureusement, le planeur nous a croisés sans problème avec une marge de plusieurs mètres.
J’ai alors découvert que le planeur était le Duo Discus, avec aux commandes un pilote aguerri, sur une approche volontairement basse maitrisée, même si elle était contraire à la règle en vigueur dans le club, qui impose un point d’aboutissement situé à au moins 150 mètres au-delà de l’aéronef au sol le plus avancé.
En analysant la situation au sol, j’ai compris pourquoi la trouée choisie par le pilote du Duo Discus était aussi étroite et déportée vers le côté sud de la piste : les planeurs en attente de treuillée n’étaient pas à leur emplacement normal sur la piste nord, mais déportés par décalages successifs au cours de l’après-midi de 15 mètres vers le sud ! Conclusions de l’instructeur :
– Plus de peur que de mal, fort heureusement, à un genou près.
– Le pilote du Duo Discus a bien compris le problème, son REX en témoigne.
– La mise en piste des planeurs doit être conforme à la carte VAC, avec un axe de treuillée en piste 30 dans l’axe de la piste, sauf rares exceptions imposées par l’état de la piste en période de pluie et alors dûment explicitées par le responsable d’activité.
– Il faut continuer à répéter et asséner en briefing et sur notre site les consignes de sécurité concernant l’approche, notamment en piste 30 plus étroite que la 12, et les faire respecter à tout prix, y compris en appliquant des sanctions s’il le faut. En effet ce type d’approche basse grisante, épate-VI, ou évitant de trop marcher avec le souci de revenir plus vite sur le pas de tir pour le vol suivant, est encore trop fréquente sur notre terrain, et parfois le fait de pilotes de VI voire d’instructeurs, qui, hormis exercice particulier en école, doivent s’astreindre à donner l’exemple.
– Sans revenir à un arrêt systématique de l’attelage golfette-planeur au sol à chaque finale, comme c’était le cas il y a peu encore, il faut demander une vigilance accrue :
1) aux conducteurs de golfettes qui doivent impérativement s’arrêter si le planeur en approche est sur une trajectoire potentiellement conflictuelle, pour permettre au pilote en bout d’aile de la baisser et de dégager,
2) au pilote en bout d’aile, qui, dans les mêmes circonstances, doit faire arrêter l’attelage en interpellant le conducteur de la golfette.

En piste 30 à Bourg-Saint-Bernard la largeur n’est que de 50 mètres, il est impératif de respecter les consignes sous peine d’un abordage. Il y a quelques années, déjà une collision au sol entre un planeur et le remorqueur. On applique les procédures…

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