Remontage du Marianne.
Après la mise en place des ailes, je procède au branchement des commandes, ailerons et aérofreins.
La trappe d’accès n’est pas très grande, et je travaille à l’aveugle, c’est-à-dire que j’identifie visuellement les rotules à brancher, puis je passe la main dans la trappe pour brancher les bielles en faisant appel à ma mémoire visuelle. Après avoir connecté chacune des 4 rotules, j’exerce des tractions dans différents sens pour éprouver ces branchements. Tout résiste, donc ça me paraît correct. Je place ensuite les épingles pour sécuriser les poussoirs des rotules.
Une fois terminé, je procède, avec deux aides, à la double vérification : bloquer une gouverne et essayer d’actionner la commande, puis bloquer la commande et essayer d’actionner la gouverne. Ce test semble concluant.
Je demande alors à une autre personne, n’ayant pas participé au remontage, de vérifier visuellement et mécaniquement. Il trouve aussitôt une commande d’aérofreins mal branchée. La capsule repose sur la rotule, et ne l’englobe pas.
On rectifie alors le branchement. Lorsque j’ai tiré la bielle d’aérofrein vers le haut, j’ai senti une résistance, ce qui m’a laissé croire que la rotule Lhotelier était correctement branchée. En fait, la résistance était due à la faible dimension du passage de bielle dans l’emplanture de l’aile.
La connexion de ces rotules Lhotelier est délicate, et demande plusieurs vérifications indépendantes.
Enseignement
Commentaire FFVP
La vérification du branchement des commandes est vraiment un problème sur certains planeurs (Marianne, Janus, ASH-25). Un contrôle visuel est souvent plus efficace. Une bonne pratique est de faire une image avec un téléphone pour un tel contrôle. Un peu de technologie ne nuit pas’