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Passage en IMC de l’avion remorqueur

Titre :
Passage en IMC de l'avion remorqueur
Localisation :
Local
Date :
10/01/2021
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Instructeur
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Approche/Atterrissage aérodrome
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
ASK 13
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

En début d’activité le pilote remorqueur fait un vol avec l’avion afin d’évaluer les conditions.
Compte-tenu de ses observations et après un premier vol remorqué en planeur avec largage à 250 m sol, je décide de faire uniquement des tours de piste QFU 12 ou, avec des pilotes plus confirmés, des exercices de casse-câble avec prises de terrain adaptées QFU 12 ou 21.
J’ai décidé ce type d’exercice afin d’éviter de monter trop haut (100 m sol maximum) pour ne pas avoir une visibilité dégradée tant pour le pilote remorqueur que pour les élèves et également l’absence d’autres trafics. Le pilote remorqueur connaissait mes intentions concernant les exercices effectués, la piste utilisée et les secteurs d’évolution.
Lors du sixième remorqué avec largage à 50 m sol, nous intégrons directement l’étape de base main gauche pour un atterrissage piste QFU 12 herbe.
L’avion remorqueur effectue un passage pour larguer le câble QFU 21 et monte à 170 m sol pour intégrer la vent arrière QFU 12 dure, main droite, au cours de laquelle il passe en conditions IMC.
Les vols du planeur ont toujours été effectués en conditions VMC, élèves aux commandes sans intervention de ma part. Il est dommage que je n’ai pas été informé (bien que pilote remorqueur) d’une nouvelle procédure pour la phase de largage du câble instaurant les paramètres suivants :
‘ vitesse moins de 200 km h
‘ une vent arrière dans les 150 m
Compte-tenu de la tolérance (dans les 150 m), la nouvelle procédure était respectée par le pilote remorqueur.
Si j’en avais eu connaissance, j’aurais très certainement lors du briefing remorqueur-CdB planeur (qui a bien eu lieu) suggéré au pilote remorqueur d’appliquer l’ancienne procédure qui préconisait les paramètres suivants :
‘ vitesse 180 km h et même moins suivant les conditions météo pour le largage
‘ hauteur d’intégration 50 à 100 m sol.
Une hauteur de 50 m identique à celle du planeur aurait était suffisante sachant que, à ce QFU, on peut être amené à se poser avec un vent arrière de 20 Kt.
Il est à noter que 3 mois après cet incident-accident, l’ancienne procédure a été remise en vigueur après l’intervention de certains pilotes remorqueurs immédiatement après l’incident.
On peut noter également que le week-end précédent, j’ai effectué en tant que pilote remorqueur plusieurs remorqués (sans incident) dans les mêmes conditions en appliquant l’ancienne-nouvelle procédure (n’ayant heureusement pas été informé d’une modification).

Ce Rex fait suite au Rex 8239 déjà déposé par le pilote remorqueur.
Sans être sur place, il semble que les conditions météo évoquées étaient incompatibles pour tout type d’activité planeur ou avion, avec des marges de sécurité insuffisantes. Suivant les conditions d’éclairement, la surface d’un nuage ne se discerne pas toujours bien et l’entrée en IMC est un risque majeur.
Le bilan bénéfices risques avec des intégrations à 50 m sol mérite réflexion, avec l’inconvénient d’habituer des élèves à des conditions marginales.
Un entraînement au simulateur aurait été bien plus efficace, sans conséquence sur la sécurité des vols.

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