Nous étions deux planeurs sur le côté de la piste en attente. Une fois le dernier planeur parti, nous nous sommes présentés sur le bout de piste en attente de décollage. J’ai aidé mon collègue à mettre son planeur en position, puis celui-ci m’a aidé à mettre le mien en place devant lui. Le remorqueur est arrivé, et je me suis dépêché de me mettre dans mon planeur sans vérifier si mon trolley était bien enlevé.
L’élève, qui m’a levé l’aile, n’avait pas remarqué que mon trolley était toujours en place.
Au moment du roulage, j’ai senti que mon planeur se mettait rapidement dans l’axe du vent, mais sans y prêter attention. Quand j’ai largué, mon planeur avait un petit sifflement inhabituel et je trouvais que celui-ci n’avait pas les performances habituelles. J’ai préféré prendre la décision de me reposer pour vérifier.
C’est la deuxième fois que je décolle avec un trolley.
Je pense proposer à mon chef-pilote de rajouter sur la check-liste des planeurs la mention BO.
Enseignement
Cette vérification figure bien au recto du CRIS.
S’il y a récidive, il faut absolument combattre le syndrome de précipitation. Le pilote remorqueur peut couper le moteur si le vélivole n’est pas prêt et non pas pousser au crime.
Enfin, il faut absolument sensibiliser les aides en bout d’aile sur leur rôle qui ne se limite pas à seulement lever l’aile au décollage mais à vérifier aussi l’absence de trolley, le bon verrouillage des AF et des verrière, l’absence de tout trafic en finale, etc.