Décollage au treuil en Janus, vol partagé entre deux pilotes brevetés.
Après la prise d’assiette optimum, je constate que la vitesse passe sous les 100 km h et se rapproche de la vitesse minimum de treuillée (90 km h). Tout en poussant le manche de manière à conserver une vitesse acceptable, je demande au treuilleur d’accélérer. Celui-ci me répond que le treuil est déjà à sa puissance de traction maximale. Juste après ce message, le starter m’informe que mes AF sont sortis. Je rentre alors les AF et poursuis ma treuillée normalement. En fin de treuillée, le planeur atteint une hauteur de 250 m contre 350 m habituellement. – Lors du CRIS, après avoir vérifié le libre débattement des gouvernes (C du CRIS), la personne en place avant, pilote expérimenté, a cru bon de le vérifier à nouveau. Cette fois les AF ont été fermés mais pas verrouillés.
– Le pilote commandant de bord, en charge du décollage, avait été clairement désigné lors de la mise en piste.
Par méconnaissance des procédures, je n’ai pas revérifié la position des AF juste avant le début de la treuillée (S du CRIS). Effectuant essentiellement des remorqués, je vérifie naturellement le verrouillage des AF lors de la mise en tension du câble de remorquage. J’ai fini par l’effacer de la phase S de mon CRIS.
– Peu familier du vol en double commande, je manque d’expérience concernant les possibles incidents liés à la présence d’un deuxième pilote.
– Sauf accord explicite, quand deux pilotes brevetés volent ensemble, le commandant de bord est en place avant, et c’est normalement à lui que revient la responsabilité du décollage et de l’atterrissage. Cela ne veut pas dire que l’autre pilote ne doit pas garder un oeil critique sur le déroulement de ces phases où il n’est pas aux commandes.
Enseignement
Commentaire FFVP
C’est un problème qui n’est pas nouveau. La fonction CdB n’est toujours pas comprise (identification et prérogatives). La place à bord n’a rien à voir. Il faut que cela soit clairement déterminé avant le décollage et le passage par la planche de vol formalise le nom du CdB sinon la responsabilité du CdB entre deux pilotes expérimentés reste une notion mal établie. Les deux pilotes partageant un vol doivent donc bien se connaître, se faire confiance.
Celui qui n’est pas le CdB désigné doit accepter la fonction de ce dernier.
Par ailleurs, on ne demande jamais une réaccélération au treuil car cela peut entraîner un à-coup menant à une augmentation de l’incidence et donc risque de décrochage et ou perte de contrôle. La seule solution consiste à revenir à des incidences plus faibles par action sur le manche vers l’avant.
Enfin, rappel répétitif : si l’on ferme des AF, on les verrouille aussitôt. Cela doit être un réflexe.