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Sortie des AF en treuillée

Titre :
Sortie des AF en treuillée
Localisation :
Local
Date :
10/07/2021
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Envol treuil
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
ASTIR 2
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Un pilote expérimenté revient au club et est relâché Astir. Il n’a fait qu’un vol de 2 heures sur l’Astir 1 après une interruption d’un an. Cependant il prépare et aligne l’Astir 2 un peu différent. Prêt à décoller derrière le remorqueur, il constate une impossibilité de larguer, seul le crochet Treuil fonctionne.
Le pilote étant lâché treuil, il s’aligne sur la piste treuil.
Il décolle et les AF mal verrouillés sortent. Le starter Treuil le lui signale à la radio, une fois la treuillée installée. Le pilote rentre les AF. Le reste du vol se passe sans incident. ‘ Sur-confiance en lui du pilote en début de saison qui vole sur une machine dont les caractéristiques sont un peu différentes du planeur sur lequel il a été lâché.
‘ Le crochet de remorquage a été utilisé pour amener le planeur en piste. L’essai juste avant le décollage a permis de mettre la panne en exergue. Sans cela il aurait pu pour son premier vol sur la machine se poser avec le câble dans le nez du planeur. Un serre-câble s’est desserré et a provoqué la panne.
‘ Sur l Astir 2 les AF rentrés non verrouillés ne se distinguent pas bien de l’extérieur.
‘ Le pilote a modifié en dernière minute son schéma de vol : précipitation, nouveau planeur, début de saison, trop de confiance en soi. Le starter a bien réagi.
‘ L’oubli des AF a une faible incidence sur la treuillée, tout au plus une perte de 100 mètres. Cependant, si au moment du largage le pilote ne s’en aperçoit pas, il risque d’être surpris par le manque de finesse de son planeur et peut alors ne pas avoir assez de hauteur pour effectuer son tour de piste standard.
‘ Enfin, concernant l’utilisation des aérofreins, il faut que tous les instructeurs enseignent cette position : la commande des aérofreins est soit dans notre main dans la position désirée (sorti, rentré, verrouillé, déverrouillé…), soit la poignée est lâchée et les aérofreins sont verrouillés. Ne laisser JAMAIS les aérofreins rentrés déverrouillés, poignée lâchée, en pensant les verrouiller plus tard après l’essai du frein par exemple… Vous pouvez être interrompu dans vos actions par un message radio, ou ne pas avoir besoin du frein pour tendre le câble…

L’analyse est correcte, les conclusions pertinentes mais il manque la réponse à une question essentiele : pourquoi le pilote est-il parti avec ce planeur dans ces conditions ? Car les deux crochets utilisent la même commande. Il n’y avait donc pas de garantie de fonctionnement du crochet Treuil. La décision de décoller était donc hasardeuse. Le carnet de route aurait dû être renseigné pour arrêter le planeur.
Ce Rex pose aussi la question de l’encadrement : liste des pilotes autorisés sur telle ou telle machine ? comment sont décidés les lâchers machine ?
Parfois (souvent ?) les pilotes expérimentés considèrent qu’ils n’ont plus besoin des conseils d’un instructeur. Cela peut être une dérive dans les petits clubs qui n’imposent pas de briefing avec répartition des machines parce qu’il n’y a pas d’instructeur présent à chaque journée de vol. Là, on a multiplié les risques avec peu d’expérience récente, pas d’expérience sur la machine, problème technique mal appréhendé et procédure du CRIS non appliquée intégralement (AF). Cela s’appelle un précurseur.

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