Les conditions aérologiques m’obligent à atterrir sur un aérodrome quasi exclusivement opéré par des planeurs. Je demande à être remorqué pour rejoindre mon point de départ qui se situe à 25 km. Bien que le remorqueur soit en activité, on me refuse le remorquage pour des raisons financières qui ne me concernent pas. Je sollicite le remorqueur de mon point de départ pour venir me chercher. Malheureusement celui-ci est est victime d’un accident aérien lors du vol aller. Trois heures après mon posé, et suite à de longues discussions, on accepte de me remorquer et je rentre à bon port sans incident.
Cette attitude, qui va à l’encontre des principes de camaraderie et d’entraide engage la sécurité principalement sur deux points:
1-Au bout de 3 heures d’attente et de discussions animées, mes capacités de pilote pouvaient être altérées par la fatigue et le stress.
2-Sachant que l’opérateur local ne veux pas remorquer les planeurs du terrain voisin, des pilotes risquent d’insister et de se retrouver dans des conditions de sécurité dégradées, et finir accidentés en campagne.
Enseignement
L’attitude de l’opérateur local est un facteur de stress pour le pilote visiteur et un facteur contributif à un accident pour un pilote qui insisterait pour poursuivre son vol.
J’ai dû rentrer dans ma bulle pour oublier les heures précédentes et me concentrer sur le vol retour. Cela m’a demandé un effort de concentration.
Le facteur humain est 100 % impliqué dans cet évènement.