– Coté planeur : une toute jeune élève effectue ses vols de reprise de début de saison. Elle a été lâchée à la fin de l’été précédent et elle a effectué alors quelques vols solos, il y a donc huit mois. Après plusieurs vols satisfaisants, c’est son « relâcher ».
– Coté treuil : on avait annoncé la fin des treuillées et le treuilleur avait commencé à ranger le matériel et à enrouler les câbles. Et puis, finalement, non… Peut-on faire une dernière treuillée ? C’est pour lancer notre jeune élève en solo. D’accord.
Malencontreusement, le treuilleur oublie de remettre en place les cales qui immobilisent le camion, pour cette dernière treuillée. Peu après le décollage et la rotation du planeur, très corrects, le treuilleur constate que le camion se déplace, se met en travers, ” tiré ” par le planeur. Il annonce à la radio « stop treuil » et interrompt la treuillée. Noter que cela – constation/décision – est extrêmement bref.
De son côté, au même instant, la jeune élève constate une réduction nette de la traction et prend l’initiative de larguer. Elle est à l’altitude « critique » d’une centaine de mètres. Elle se pose « droit devant », comme elle a appris à le faire lors des exercices de simulation de casse de câble. Atterrissage correct. Fin heureuse d’un incident qui aurait pu être grave.
Enseignement
Deux leçons à tirer :
– une inattention relativement mineure (oublier les cales) conduit à une situation potentiellement grave (premiers vols solos).
– ne pas oublier de faire des exercices de réduction de puissance du moteur du treuil. Ne pas se contenter des simulations de casse de câble.
Commentaire FFVP
Le “dernier tour” non prévu peut être source d’erreurs quel que soit le mode de lancement.
Il peut être utile d’avoir une check-list de mise en œuvre du treuil, qu’il faudra recommencer à 0 dans le cas décrit par ce REX.