Point de vue du pilote remorqueur :
Journée très chaude et terrain à 500m d’altitude mais vent et pente de la piste favorables
Majorité des vols au treuil mais décision d’utiliser le remorqueur pour assurer un temps suffisant au vol d’initiation.
Procédure avant décollage sans particularité et décollage normal compte tenu des conditions du jour.
Après décollage, le virage à droite est effectué avec faible inclinaison en raison d’une vitesse faible ( entre 90 et 100 km/h) et d’un vario quasiment à 0.
Le vol se poursuit à très basse hauteur et sans possibilité d’accélérer ou de monter. J’envisage une éventuelle « degueulante « mais ne pense pas à la possibilité d’une sortie des aérofreins du planeur. Devant une situation sans évolution favorable apparente, je demande au planeur de larguer; la réponse est: les AF sont sortis.
Le pilote du planeur rentre immédiatement les AF et la suite du remorqué est standard.
Point de vue du pilote de planeur :
Mise en place pour un VI avec départ au treuil, casse câble suivie d’un mini TDP et atterrissage sans PB.
Nouvelle mise en place pour départ au treuil ( CRIS effectué) qui sera rapidement remplacé par départ au remorqueur .
Décollage en 32, montée initiale normale virage à droite a très faible inclinaison qui nous amène a passer dans les turbulences de la colline du château , le badin oscille entre 60 et 80 km/h cela ne m’inquiète pas car la prise dynamique est souvent perturbée par l’anneau du câble remorqueur.
Sauf que l’on ne monte plus et qu’au lieu de faire un 270 degré pour couper l’axe de piste (procédure normale) le pilote remorqueur part en ligne droite vers la plaine ce qui éveille mon attention, rapide inspection cabine et je vois la commande des AF au tiers de sa course! AF sortis de 5 cm ( mi- efficacité). Rentrés et verrouillés aussitôt. Dans la seconde qui suit le pilote remorqueur me demande de larguer, je lui relate le faits et la montée et le vol se poursuivent normalement.
Au départ, lors de la mise en tension du câble je me suis servi du frein par la commande des AF et non par la poignée sur le manche ! (habitude de l’alliance 34), lors de la rentrée des AF le planeur a avancé, je l’ai arrêté par la poignée cette fois ci et ai zappé le verrouillage juste avant l’annonce radio !
Décollage normal ensuite les AF ont du sortir petit àa petit sans que je m’en aperçoive.
Point de vue de l’aide en bout d’aile :
Suite à un doute sur le verrouillage des AF, le verrouillage effectif est vérifié par deux personnes avant le lever de l’aile. Le pilote a ensuite ressorti les AF pour freiner le planeur, les AF ont été rentrés ensuite. Je ne me rappelle pas avoir entendu ou non le “clac” de verrouillage.
Enseignement
Point de vue du pilote remorqueur :
Importance du respect des procédures avant le vol.
Il aurait fallu qu’un des 2 pilotes pense aux AF, ce qui parait évident à posteriori mais qui l’est moins en situation un peu tendue.
Point de vue du pilote de planeur :
Après le vol et un débriefing avec le pilote remorqueur j’ai compris son comportement (pas de vitesse suffisante d’où faible inclinaison etc…) et lui ai expliqué le mien (j’ai pensé au début qu’il avait un PB moteur et j’envisageais de larguer peu près à l’endroit où il me l’a demandé, pour pouvoir poser sur la piste).
Commentaire FFVP
Le défaut de montée devrait inciter le pilote remorqueur à vérifier les aérofreins du planeur lorsque la qualité du rétroviseur le permet et si son attention n’est pas complètement accaparée à faire voler l’avion.
Côté planeur toujours la même « bonne pratique » : aérofreins en main ou verrouillés, pas d’autres alternatives. Et, si ça ne monte pas comme prévu ou si ça descend plus qu’attendu, penser aux aérofreins.