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Exercice de vache – posé court avec franchissement d’obstacle

Titre :
Exercice de vache - posé court avec franchissement d'obstacle
Localisation :
Local
Date :
11/08/2024
Nature du vol :
Solo
Je suis :
Pilote
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Approche/Atterrissage aérodrome
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
Usage restreint tout avions
ATC :
Aucun
Radio :
Oui
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Pegase
Transpondeur :
Mode S
GPS :
Non
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Pilote
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
Plus de 20 heures
Expérience totale :
Plus de 500 heures

Dans le cadre d’une préparation à un championnat, je prévois d’effectuer des atterrissages
d’entraînement avec un planeur équivalent à celui que j’ai l’intention d’utiliser lors de la compétition.
J’ai alors peu d’expérience récente sur la machine (1 vol durant la saison), ayant principalement volé sur un planeur différent.

Il m’a été demandé de décoller en premier pour des raisons pratiques dans le cadre d’un lâcher remorqueur.
Je n’ai pas pris ma bouteille d’eau en piste et décide de ne pas aller la chercher au vu de la durée des vols prévus (tour de piste).
J’effectue un premier atterrissage en piste 16 et je laisse rouler le planeur afin de me rapprocher de
l’entrée de piste 33 où étaient effectués les décollages.
L’on me demande si je suis prête à effectuer un second décollage immédiatement, je réponds oui.
L’instructeur me propose un exercice d’atterrissage de précision, suite au premier atterrissage qui s’était bien passé. La veille nous avions évoqué la pertinence d’un entrainement d’atterrissage vent dans le dos au vu des expériences connues sur le lieu de la compétition.
L’exercice que nous avions évoqué la veille avec l’instructeur n’étant pas réalisable cause météo, un autre exercice est proposé : atterrissage court avec franchissement d’obstacle en entrée de piste. Le terrain étant un champ d’aviation, il m’est proposé d’atterrir sur un axe parallèle à la piste principale, avec le franchissement d’une colline en entrée de piste et un atterrissage court (265 mètres de piste).

Un briefing est effectué dans la zone de décollage avec l’instructeur et la présence d’un second
instructeur à ses côtés. Les consignes sont les suivantes :
Approche prévue pour cet exercice : 1,2 de VS en vent arrière et en base puis 1,1 de VS en finale.
Sont données les instructions pour effectuer un cheval de bois si nécessaire. Un dégagement vers l’est est préconisé car la pente est en montée dans cette direction.

Le décollage est effectué, je me largue légèrement au-dessus de la hauteur du tour de piste pour
visualiser la trajectoire que je vais effectuer. En vent arrière, je m’aperçois que le vent du sud est
entré, comme c’était attendu et évoqué lors du briefing météo le matin même. J’évalue 5 à 10 kt de
vent et j’adapte ma vitesse en fonction.
En finale, m’estimant un peu haut sur le plan, je vise l’entrée de piste, ne voyant pas encore le point d’aboutissement qui avait été matérialisé mais en hors de mon champ de vision, derrière les arbres . Je sors entièrement mes aérofreins pour ajuster plan et vitesse. J’entends un message radio de l’instructeur qui m’invite à réduire ma vitesse et à sortir tous mes aérofreins. Concentrée sur mon approche, je ne réponds pas et me concentre sur mon atterrissage.

Après l’atterrissage, aérofreins sortis, j’effectue une action pour freiner qui s’avère inefficace. Le planeur continue de rouler avec de la vitesse.
Voyant la fin de la piste arriver, j’applique les consignes transmises pour effectuer un cheval de bois mais vers la droite, c’est à dire à l’ouest, où la zone me semble plus dégagée. Le planeur bifurque sans faire de cheval de bois et arrête sa course lorsque ses ailes rencontrent les arbres en bout de piste.

Plusieurs éléments ont participé à cet accident :

– Je ne suis pas allée chercher ma bouteille d’eau, alors qu’un collègue vélivole m’avait informée de l’alerte canicule qui avait amené un autre club a annuler son activité du jour.

– L’entraînement aurait du se faire en amont de la préparation à la compétition. En effet, la veille de l’accident, nous avions passé la journée à préparer le matériel en vue de la compétition (plusieurs planeurs et remorques). Environ 1/3 du travail de préparation nous attendait encore après les vols. J’aurais dû effectuer un entraînement sur un temps distinct, au préalable.

– De nombreux éléments témoignent du fait que je n’ai pas pris suffisamment de temps pour appréhender cet exercice.
Un exercice de décrochage en condition d’atterrissage aurait dû être effectué afin de calculer ma VOA exacte.
Un test des freins aurait dû être effectué au préalable d’un exercice d’atterrissage court.
Sachant que les prévisions annonçaient un changement météorologique, j’aurais dû évaluer les possibles effets des conditions météo, d’autant plus l’exercice était réalisé dans un environnement entouré de reliefs.
Une des consignes données au sujet de l’exécution d’un possible cheval de bois avait été incomprise, mais pour autant elle n’a pas été questionnée.

– J’en tire également la conclusion qu’un exercice volontaire doit être réalisé avec une marge de sécurité supplémentaire.

L’exercice proposé n’offrait aucune marge autre qu’un cheval de bois.

Ce qui est clairement insuffisant pour terme de sécurité.

Le simulateur est un bon outil pour effectuer ce type d’entrainement.

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