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Atterrissage train non verrouillé bas

Titre :
Atterrissage train non verrouillé bas
Localisation :
Campagne
Date :
23/04/2025
Nature du vol :
Solo
Je suis :
Pilote
Nombre de machines :
1
Météo :
Autres
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Manutention/Mise en piste
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
LS4
Transpondeur :
Aucun
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Pilote
Âge :
50 à 70 ans
Expérience récente :
5 à 20 heures
Expérience totale :
20 à 100 heures

Après le briefing météo du matin, mon instructeur référant m’a proposé un vol avec un éloignement de 50 km (Vinon – Digne – Vinon). Cependant à 16:00, je dois passer ma visite médicale pour le renouvellement de ma licence SFCL. Le cabinet médical se situe sur le terrain de Vinon.
J’ai envisagé différents itinéraires sur la carte avec mon instructeur (qui prend tant soin des machines et des personnes). Le chef pilote et à son adjoint étaient informés et je leur ai demandé quelques conseils. Je suis parti avant les autres planeurs afin d’être de retour avant 15:30.
Décollage à 12:27, remorquage long par un ULM, j’ai largué à 850 m (élévation Vinon 275 m) au-dessus du village de Corbières.
J’ai essayé d’accrocher, mais pas d’ascendances significatives ni de cumulus en vue, je me suis retrouvé à 700 m et j’ai pensé à aller me reposer pour repartir et me larguer plus haut (1 000 m).
J’ai néanmoins raccroché sur la Durance vers le château Rousset (Km 6) et je suis monté jusqu’à 900 m. Mais rien à faire, j’ai décidé de renoncer et de rentrer me poser en cherchant quelques dernières ascendances et à 600 m je me suis dirigé directement vers la carrière (début de la vent arrière 28) avec un vario qui n’a pas cessé d’être en négatif.
En arrivant à 450 m sur la carrière et j’ai informé le starter que je me posais en piste 16 qui était devant moi.
J’avais préparé mon planeur (TVBCR) en prenant l’option de retarder la sortie du train d’atterrissage pour garder une meilleure finesse. Train que j’ai sorti en finale 16, mais que je n’ai pas verrouillé, ou mal verrouillé, accaparé par la finale qui s’est passée correctement jusqu’à l’atterrissage où j’ai senti la manette du train remonter et taper mon coude gauche. Manette que j’ai redescendu aussitôt, mais le train s’était rentré et le LS4 a fini sa course sur la ventre.

Circonstances :
• Météo peu favorable, pas de cumulus en formation sur le trajet
• Focalisation sur l’objectif de réaliser un circuit en moins de trois heures
• Non-respect de la règle de finesse 20
• Non-respect des procédures en sortant le train tardivement et vérifier qu’il est bien verrouillé.
• Non communication avec le starter pour faire part de mes difficultés à tenir en l’air, même si le vol n’a duré que 38 minutes.
Ancien pilote de ligne à la retraite, j’ai débuté la formation SFCL en avril 2024 et j’ai obtenu ma licence en octobre 2024. Avec un total de 83 heures de vol en planeur, mon précédant vol était le 8/4, de 3 h en local en LS4.
En 40 ans d’aviation c’est l’incident le plus grave que j’ai eu et qui remet en cause ma progression.
J’étais en situation de surconfiance, sous-estimant les particularités et les difficultés de la pratique du planeur. Mon expérience professionnelle m’a aussi desservie.
Pendant des années, j’ai sorti le train une fois établi en finale, en envoyant la manette du train vers le bas sans l’accompagner. Les très rares problèmes de train que j’ai eu (sur avions légers) ont été faciles à résoudre.
Mon expérience professionnelle n’était pas transposable au planeur.
Lorsque l’on a une échéance aussi importante qu’une visite médicale, il n’est pas judicieux de programmer un vol avant avec un objectif de performance.
La surconfiance que peut suscité un pilote expérimenté autour de lui ne doit pas être interprété comme une garantie de résultat. Au contraire, insister sur les particularités et les difficultés que le pilote de planeur doit maitriser.
Il est plus facile de renoncer avant le départ du vol, la prise de décision est binaire « Stop ou Go ». Une fois en vol, en situation dynamique, plus le renoncement est tardif et plus la situation se dégrade et les risques augmentent.
Un changement de projet d’action, comme la décision de se poser sur une autre piste, qui aurait dû être salvateur, peut aussi conduire à la saturation des capacités cognitives du pilote.
En choisissant de me poser en piste 16, le starter m’a informé que j’aurai du vent venant de la droite. Le rappel de la confirmation de la sortie et du verrouillage du train aurait peut-être évité l’incident.

L’analyse par le pilote est complète, deux points sont à retenir :

– pression temporelle liée au rendez-vous fixé après le vol

– un écart à la procédure TVBCR pour un gain sans doute très faible (gain lié à l’écart de finesse train rentré versus train sorti à la vitesse d’approche, tout cela sur une distance très faible car proche du terrain).

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