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Pénétration CTR en déroutement – SF28

Titre :
Pénétration CTR en déroutement - SF28
Localisation :
Campagne
Date :
17/05/2025
Nature du vol :
Solo
Je suis :
Pilote
Nombre de machines :
1
Météo :
Turbulences
Dégats :
Non
Phase de vol :
Approche/Atterrissage aérodrome
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
Ouvert à la CAP
ATC :
AFIS
Radio :
Oui
Type de machine :
TMG
Modèle de machine :
SF28
Transpondeur :
Mode S
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
2
Statut :
Pilote
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
Plus de 20 heures
Expérience totale :
100 à 500 heures
Statut :
Passager pilote
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
Plus de 20 heures
Expérience totale :
100 à 500 heures

Lors d’un vol en navigation en motoplaneur SF28, nous avons dû dérouter sur un aérodrome qui ne faisait pas partie des déroutements envisagés.

Au cours du vol, après deux atterrissages pour avitailler en carburant, et en passant près d’Albert (LFAQ), le commandant de bord (CDB), que j’étais, ne s’est pas senti bien, pris de vomissements (probablement dus aux thermiques, courants ascendants et descendants à répétition assez violents tout au long de la journée).

Le CDB a alors annoncé au deuxième pilote son intention de se poser, au risque de ne plus pouvoir être apte à assurer ses fonctions. Après avoir fait un rapide bilan, les problèmes identifiés étaient :
– La possible impossibilité pour le deuxième pilote d’accéder aux commandes moteur si le CDB ne pouvait plus assurer ses fonctions (le SF28 possède uniquement les commandes de gestion moteur à l’avant, place CDB).
– L’accentuation des thermiques, ayant pour potentiel la détérioration de l’état du CDB.

Comme informations, nous savions que :
– Autour de nous, la météo était bonne.
– Les vents étaient faibles.

Les options disponibles étaient alors :
– Un déroutement sur Albert (LFAQ) à 8 NM.
– Un déroutement sur Arras (LFQD) à 18 NM.

Nous avons donc pris la décision de dérouter sur Albert et avons informé les contrôleurs du SIV de Lille avec qui nous étions en fréquence de nos intentions. Nous avons utilisé la carte 1/500 000 VFR Nord-Ouest édition 2025 pour mettre la nouvelle fréquence 119.665 sur la radio.

Après plusieurs contacts sans retour, nous pensions donc que l’aérodrome était en auto-information et avons décidé de nous intégrer en longue finale pour éviter d’allonger la durée du vol. Une fois posé, après quelques minutes, le CDB est redevenu pleinement apte (l’envie de vomir s’étant dissipée).

Nous avons alors aperçu la voiture des pompiers qui nous a rejoints, nous informant que la CTR était active et que la tour aussi. Nous avons appelé le contrôleur, expliquant les raisons, et avons réalisé que la fréquence n’était pas la bonne. En effet, la fréquence venait de changer seulement deux jours avant sur la carte VAC en 136.360.

Les facteurs ayant contribué à la pénétration de la CTR sans contact sont :
– L’utilisation d’une mauvaise fréquence malgré l’utilisation de la dernière carte 1/500 000.
– Le contrôleur de Lille ne nous a pas rappelé la fréquence activée sur Albert lors du changement radio.
– Le déroutement sur un aérodrome non prévu dû au problème médical.
– Le manque de temps disponible à la préparation du déroutement dû au problème médical.

Albert de faisait pas partie des aérodromes sélectionnés pour les déroutements éventuels. La météo étant bonne, seuls quelques aérodromes avaient été sélectionnés. De plus la navigation se faisant en contact permanent avec le SIV permettait d’obtenir des informations en vol.

Sachant que nous n’avions pas sélectionné cet aéroport dans notre préparation, nous aurions dû questionner le SIV sur l’activité connue sur Albert et indiqué la fréquence sur laquelle nous allions basculer.

Au final, malgré cet incident, le vol a pu se dérouler en toute sécurité jusqu’à l’arrêt de la machine en maintenant les règles VFR et le “voir et éviter”.

Si la consultation des NOTAM est obligatoire, le système reste très globalement peu performant : l’utilisation des outils de briefing (SOFIA p.ex.) ne permet pas toujours une identification rapide des NOTAM pertinents, voire ces outils ne les affichent pas en fonction du paramétrage choisi par le pilote ou du codage choisi par le rédacteur du NOTAM.

Une parade sur un déroutement aurait été d’informer le SIV de la prochaine fréquence, une autre aurait été de revenir vers le SIV suite à l’absence de contact.

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