Ce jour 29 mai 2025 sur l’aérodrome de Saint-Girons Antichon je m’apprête à décoller à 14h00. Le planeur est positionné au bord de la piste en dur. Le remorqueur est arrêté sur la raquette. La radio allumée, je fait l’essai radio, ok, on me présente le câble de remorquage, attache et verrouillage.
Je fais mon contrôle cabine, instruments, aérofreins rentrés et verrouillés. Le remorqueur s’aligne et tend le câble. A la mise de gaz, l’attelage met du temps à se mettre en mouvement. L’accélération n’est pas franche comme à l’habitude. Une fois décollé, la vitesse se stabilise aux environs de 110km/h, le taux de montée est faible 1m/s environ. Je ressens des turbulences assez importantes . L’attelage monte le long de la vent arrière, mais toujours difficilement , le remorqueur fait demi tour et m’annonce à la radio qu’il va falloir que je largue car l’avion ne monte pas . Je suis dans l’axe de l’étape de base à 630 m QNH (210 m QFE) . Je largue donc et me dirige vers la piste , et j’ai des varios franchement négatif, entre -4 et -5m/s pour une vitesse de 90km/h . Le plan d’arrivée s’effondre complètement,je me vois arriver sur la cime des arbres et je cabre légèrement en sortant les aérofreins. La queue s’accroche et le planeur pique du nez dans les branches , qui cassent au fur et à mesure. Je suis arrêté à quelques centimètres du sol, sans impact . Je signale à la radio que je suis indemne, et entend l’avion qui tourne au dessus de moi ,sans me voir. J’ouvre la verrière normalement et peux sortir du planeur en me griffant aux ronces qui m’entourent . Je répète a nouveau que tout va bien pour moi et j’entends les autres pilotes m’appeler. Ils sont en lisière du taillis dans lequel le me suis enfoncé.
Précisions ajoutées par l’auteur le 48h après l’envoi du REX.
Mes réflexions sur ce qui est arrivé et les pistes d’amélioration possible à mes yeux :Ne jamais aligner en piste un planeur dont le pilote n’est pas présent sur place.
Lors de la tension du câble de remorquage, utiliser exclusivement la poignée d’aérofrein pour freiner le planeur.
A la sortie des planeurs, vers 12h45, le Pégase m’a été affecté. C’est le premier planeur sorti du hangar. J’aide à la sortie des autres planeurs. Puis je pars équiper le Pégase avec la batterie, en oubliant le parachute. Je fais la visite prevol sur place, vérifie la sortie des aérofreins et en les soulevant regarde les axes et le jeu. Les commandes sont libres. Je propose d’amener le planeur en piste puisqu’il est déjà en première position. Nous le stationnons avant la raquette, serré sur le côté gauche pour mettre le duo en tête de décollage. Je reviens aider à amener les autres planeurs, le dernier étant le Marianne. Voyant que le duo est prêt à décoller, je reviens en piste le plus rapidement possible le Pégase a été positionné la queue sur l’herbe , au bord de la piste. Je me rends compte a ce moment là que je n’ai pas pris le parachute et reviens au hangar avec une golfette . Je m’équipe et m’assois dans le planeur, réglage des palonniers. H… me présente le câble de remorquage et le met en place. Au moment d’allumer la radio, j’essaye sur le Vario électrique et n’ai pas de tension . Je pense que la batterie s’est débranché et demande à F… de vérifier. Il me montre l’interrupteur principal an bas du tableau, sur lequel je n’avais pas une bonne vision. Nous faisons le check radio et le remorqueur s’aligne . A la tension du câble, je freine le planeur avec la manette de manche et non les aérofreins dont la position est en avant. Prêt à décoller, le planeur a du mal a s’arracher , devant beaucoup tirer sur le manche je règle le compensateur et ma main ne rencontre pas la manette des aérofreins Ça turbule beaucoup , je suis fixe sur le suivi du remorqueur pour ne pas passer en position haute. Le reste du vol se passe comme déjà indiqué. Quand le pilote du remorqueur me dit qu’il va falloir me larguer, je ne me pose pas de question et largue avec le plan d’arrivée sur l’étape de base. Je fais quelque secondes de vol avec un Vario a zéro, puis il passe en négatif a -4 -5. Le reste vous le connaissez, je cabre l’appareil au moment où il touche les arbres . En conclusion, je n’ai jamais vérifié le verrouillage des aérofreins. Une fois posé dans les arbres la manette était en avant.
Peut être qu’en ayant remarqué un problème au décollage, j’aurai pu interrompre la procédure. Mais tout ceci va tellement vite. Lorsque j’ai vu les arbres arriver, j’ai cassé la vitesse du planeur afin de diminuer l’impact.
Un décollage avec les aérofreins non verrouillé est fort probable.
Un flash sécurité FFVP a été diffusé.
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