Compte-rendu Pilote du Planeur suite vache ANNECY-MEYTHET
Vers 15h05 (heure locale) je décide de traverser le lac d’Annecy en direction des Dents de Lanfon. Il y avait un beau cumulus juste au-dessus et, d’après mes calculs de finesse je savais que j’allais me retrouver au-dessus de la crête. Cependant en approchant ma destination je me rends compte qu’il y a une multitude de parapentes. Je décide donc de me reporter sur le Mont Veyrier à ma gauche, souvent porteur d’ascendances. Après être remontée à 2050m d’altitude (soit environ 6700 pieds) je décide de retraverser le lac d’Annecy en direction du Semnoz afin de retourner sur Challes-les-eaux. En effet, j’avais aussi pensé à la possibilité de rentrer par les Dents de Lanfon mais vu le nombre de parapentes je n’ai pas voulu prendre ce risque. Arrivée au Semnoz, j’ai été surprise de ne rien trouver aux premiers abords pour pouvoir remonter. Il n’y avait pas de cumulus à l’endroit où je me trouvais. Je me mets en double écoute avec la fréquence Tour d’Annecy. Après être arrivée à 1600m d’altitude (soit 5200 pieds) je trouve une ascendance vers Sacconges qui me fait remonter à 1700m d’altitude. Je tente alors d’avancer au sud du Semnoz mais je me rends vite compte que je perds trop d’altitude. Arrivée à 1300m d’altitude (soit 4200 pieds) je fais un premier contact radio avec Annecy. Je leur dis l’immatriculation de mon planeur, que je suis un planeur, ma provenance, ma destination (ici Annecy), que je suis sans transpondeur, et je leur explique que je suis au nord du lac d’Annecy à (4200) pieds (je ne me rappelle plus de la valeur exacte de l’altitude que je leur ai donnée) et je leur demande s’il est possible d’atterrir sur leur terrain. Le contrôleur aérien me demande si j’ai vraiment l’intention d’atterrir à Annecy et je lui répond qu’il y a fort moyen. Il me répond par la suite « normalement, on ne prend plus les planeurs à Annecy », ce à quoi je ne sais pas trop quoi répondre. Quelques secondes plus tard le contrôleur se rectifie en me disant que si jamais je n’ai pas le choix, alors il m’accepterait. Il me demande par la suite si je ne peux pas essayer de reprendre une ascendance. Je lui réponds : « je cherche et je vous rappelle ». Je fais mon TVBCR et à 13h44 je m’annonce en vent-arrière pour la piste 22 à Annecy. J’ai le visuel sur un avion 100 pieds au-dessus de moi, sur ma gauche. Le contrôleur me dira par la suite de prendre la piste 22 herbe. Je me mets en base puis en final pour la piste 22 herbe. L’atterrissage se déroule sans encombre. Un véhicule avec un pompier viendra à ma rencontre quelques minutes plus tard. On aura des difficultés à déplacer le planeur, donc il fera appel à une autre personne. Ils m’aideront à dégager le planeur de la piste en herbe par le point G3.
Compte-rendu Pilote remorqueur suite dépannage air ANNECY-MEYTHET
Ci-dessous le REX du dépannage Air à Annecy LFLP du planeur F-CYES avec le remorqueur F-PVVA.
Faisant suite à l’atterrissage extérieur du planeur F-CYES à Annecy LFLP, je suis sollicité par le chef de piste pour réaliser le dépannage air du planeur.
Je décolle de Challes LFLE vers 15h00 UTC pour me poser à LFLP sur la piste 22 principale vers 15h30 UTC (17h30 locale) , et stationne l’avion au parking 72 après avoir le fait le plein de carburant.
Ensuite, je me dirige vers le planeur F-CYES qui était stationné au parking 101 (cf carte VAC LFLP), et je rejoins la pilote du planeur ainsi que les pompiers qui l’accompagnait.
Une fois la prise de contact effectuée, le responsable des pompiers de l’aérodrome ce jour-là m’explique qu’en l’absence des contrôleurs de l’aérodrome (le service de contrôle est terminé depuis 15h00 UTC ce jour-là), il m’explique que suite à son appel téléphonique qu’il a eu avec le directeur de l’aérodrome :
• il n’est pas possible d’appliquer le protocole de dépannage air défini à l’avance en l’absence du service de contrôle
• En effet cela impliquerait selon ses dires de “fermer la piste” le temps que le planeur et le remorqueur s’alignent
• Cela n’est de son point de vue pas possible en l’absence des contrôleurs au vu de l’activité du jour à ce moment-là (l’aérodrome était en auto-information à ce moment-là avec plusieurs avions VFR en tour de piste)
• Il me demande donc de déclencher un dépannage route et de ramener le planeur dans sa remorque.
De mon côté, je lui explique que nous avons un protocole qui a été convenu à l’avance avec l’exploitant de l’aérodrome, que ce protocole est fait pour limiter l’occupation de la piste a 5 min, et qu’il est également prévu pour fonctionner même en auto-information en l’absence des contrôleurs.
• Le temps que la piste soit occupée, dans l’éventualité où un autre aéronef souhaiterait se poser, il se met en attente si nécessaire comme sur tout autre aérodrome non contrôlé.
Suite à cet échange, le responsable des pompiers m’explique qu’il a des consignes, et me propose de rappeler le directeur de l’aérodrome afin que j’aie cette conversation avec lui directement.
Après plusieurs tentatives d’appel au directeur sans réponse et un message laissé, les pompiers proposent de nous escorter afin que nous déplacions le planeur à un stand de parking (stand 11N) au plus proche du point d’attente de la piste 22 principale qui était en service à ce moment-là.
Une fois arrivé au stand, en l’absence de réponse du directeur malgré plusieurs tentatives d’appel, et n’ayant plus aucun avion dans le circuit, le responsable des pompiers prend sur lui de nous laisser tout de même décoller.
Nous faisons un briefing afin de rappeler le protocole, je déplie le câble, je l’accroche à l’avion et mets en route avant d’aligner le planeur.
Une fois que j’ai mis en route l’avion, une personne aide la pilote de planeur à l’aligner sur la piste.
Ils m’expliquent cependant que même s’ils ont la volonté de nous aider, ils ne sont pas autorisés à accrocher le câble au planeur, ni à tenir l’aile, et que a priori, ils ne sont normalement même pas autorisés à toucher le planeur même si nous leur montrons comment faire avant la procédure.
Néanmoins, nous convenons tout de même que la pilote a besoin d’aide pour pousser le planeur et l’aligner sur la piste, qu’elle se chargerait d’attacher elle-même le câble, qu’elle s’installerait ensuite dans le cockpit, et que nous décollerions “aile basse”.
Finalement, un agent de handling accepte d’aider à pousser le planeur, et de leur côté, les pompiers se sont positionnés sur le côté de la piste pendant l’alignement gyrophares allumés afin de signaler notre présence, puis se sont retirés pour libérer la piste avant de décoller.
Nous décollons sans problème sur la piste 22 principale aux alentours de 16h30/17h00 UTC (18h30/19h00 locale), et rentrons à Challes.
En synthèse, de notre côté, nous avons respecté en tout point le protocole mis en place entre le CSVVA et l’exploitant de l’aéroport d’Annecy LFLP.
Cependant, malgré cela, celui-ci n’a pas fonctionné ce jour-là, et ne semble pas compris par les différents acteurs du jour, puisque les équipes sol de l’aéroport d’Annecy LFLP pensaient qu’il ne pouvait pas s’appliquer en l’absence des services du contrôle aérien.
Il nous a fallu plus d’une heure de discussion avec les différents acteurs, et le décollage n’a été possible que parce que nous avons, par chance, eu un créneau avec aucun aéronef en vol dans la CTR et que le responsable des pompiers nous a finalement laissé partir.
Je reste à disposition pour tout complément d’informations si besoin.
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