J’ai environ 400 heures de vol, et je voudrais faire profiter d’un évènement qui aurait pu m’être fatal. Dans l’après midi du 12 juillet dernier dans les Alpes , à bord de mon Pegase, en transition vers l’ouest en suivant la crête du Pas de la cavale ( St crepin), au niveau de La tête de Vautisse, je volais à 140 km/h (vitesse affichée au badin), mes ailes étant ballastées à 50 %( 60 litres) à environ 150 m d’altitude par rapport au sommet de la crête , avec un vent d’Ouest de 15 / 20 km/h . Soudain, mon aile droite s’est violemment levée, comme si une rafale voulait me retourner. Par réflexe, j’ai agi sur le manche et le palonnier à l’opposé pour la contrer. Malgré cette action, la queue de mon planeur s’est subitement fortement levée et je suis parti en piqué sur la gauche, au sud de la crête, toutes les commandes étaient molles !!!
J’ai finalement réussi à reprendre assez de vitesse pour redresser ma machine et continuer. Ce qui me sauve après réflexion, c’est ma hauteur par rapport au sommet de la crête, ma vitesse élevée ( 155 km/h GPS) et le fait d’avoir instinctivement contré la turbulence en conjuguant
manche ET palonnier.
Encore une fois, contrairement à bison futé, la vitesse c’est la vie !
Enseignement
Commentaire FFVP
Une rafale ascendante entraine de fait une augmentation de l’incidence de l’aile, l’incidence peut alors dépasser l’incidence de décrochage.
Le décrochage peut donc se produire même à haute vitesse selon l’intensité de la rafale.