En vol à 2800 m QNH et 20 km au nord de l’aérodrome de Cahors, je sens un léger frottement sur ma jambe droite (je porte un short) ; je crois voir un gros papillon se réfugiant sous le tableau de bord. Pas d’inquiétude. Quelques minutes après, je vois une souris remontant tranquillement le long de mon tibia gauche. En remuant la jambe, la souris s’échappe et s’approche de ma cuisse droite ; je crains qu’elle ne s’engouffre dans mon short. Je donne un coup de poing mais je la rate et elle disparaît. Je pense alors qu’elle s’est glissée sous ma cuisse droite. Je décide de ne plus faire la chasse au fauve et me concentre simplement sur mon pilotage tout en décidant de mettre un terme à ce vol. J’atterris sans encombre 30 mn après et je trouve effectivement la souris cachée sous ma cuisse droite. J’ai vérifié le parachute qui n’a pas été grignoté.
Juste avant mon vol, un ami avait piloté ce planeur sans problème et sans avoir vu l’animal.
Enseignement
La cellule n’a sans doute pas été vérifiée assez minutieusement avant mon vol, d’autant plus qu’un vol de 2 heures venait d’être réalisé sur ce même appareil.
Commentaire FFVP
La découverte d’un animal, à fortiori d’un rongeur, doit conduire à une inspection minutieuse après le vol (risque de détérioration des câblages, protection…).