Le dimanche 24 aout, sous thermique pur je tente un second vol, le premier n’ayant pas été bien long, seulement 20 minutes.
Fatigué des activités de la semaine, j’étais un peu « sous pression » à force de trop vouloir faire des beaux vols.
Le second de la journée était une déception intégrale, aucune ascendance sur mon chemin entre le largage et l’approche terrain et je n’ai pas su lâcher l’affaire en tentant un raccrochage trop bas, ce qui en cas d’échec ne m’aurait pas permis de faire un tour de piste complet, mais j’étais bien sûr persuadé de réussir ma reprise d’altitude.
J’étais à proximité de la fin de la branche vent arrière du tour de piste.
J’étais absolument seul dans la zone, avec aucun autre aéronef à proximité, donc personne à gêner par ma manœuvre
J’avais l’impression de flirter avec les limites alors que j’étais déjà dans une situation complètement hors limite avec un raccrochage en fin de vent arrière (150-200m sol), j’avais déjà sorti le train pour ne pas faire d’erreur en cas d’échec de ma tentative de reprise d’altitude.
Après une paire de spirales , je prends conscience que je ne reprends rien de significatif et qu’il faut aller se poser, en intégrant le tour de piste directement en fin de vent arrière, et en précipitant le message radio.
L’étape de base ne pose aucun problème, le plan est correct. Je soigne l’arrondi pour enfin réussir un atterrissage en douceur sur ce LS4. A proximité du sol je me trouve curieusement bien bas, et au moment du toucher, entre le bruit inhabituel et le freinage rapide, je réalise que le train est rentré….
En fait, dans le stress de l’intégration précipité en fin de vent arrière, j’ai rentré le train que j’avais préalablement sorti , « à l’insu de mon plein gré ».
Heureusement l’herbe de la piste était épaisse et bien grasse. Le fuselage n’avait pas de dommage apparent.
Fin de ma journée de vol, retour au hangar pour un nettoyage minutieux et une longue inspection du gel Coat.