Premier à décoller d’une série de plusieurs planeurs je contacte l’approche de la BA118 comme convenu pour activer les zones 267 qui nous ont été autorisées par téléphone avant le départ: validation du contrôleur militaire qui nous autorise à quitter la fréquence , transpondeur sur 7000,et départ en circuit vers Condom ; une heure plus tard au niveau je le recontacte pour savoir s’il est possible de bifurquer vers le NO dans la R34 A1 , où les cumulus sont biens mieux répartis: il m’indique que c’est impossible en raison de la forte activité aérienne dans ce secteur; j’accuse réception et fait demi-tour vers Nogaro ; une heure plus tard environ ,revenu en local du terrain , décontracté par le vol et un peu moins attentif puisqu’en local je me promène en fonction des secteurs ou il y a des cumulus sans plus penser aux zones aériennes ,étant en local, donc un peu moins attentif et persuadé sans le vérifier être toujours en secteur autorisé….à ce moment là je continue tranquillement (d’autant que j’ai conservé mon transpondeur volontairement allumé) mon vol vers des cumulus au nord , qui s’avérerons dans se situer dans la R34C , et sur l’axe de descente des Rafales de Mont de Marsan… n’étant plus sur leur fréquence le contrôleur finit par me contacter sur la fréquence du club, me demande de confirmer ma position ,ce que je fais et m’explique la situation: il a dû détourner deux Rafales en raison de mon inattention et me demande de sortir au plus vite de la zone , ce que je fais immédiatement , un peu choqué de mon manque de vigilance et du désordre que vient de causer ma “relaxation” en local du terrain ; le contrôleur me demande d’appeler l’approche de la BA118 une fois que je serai posé; lors de ce contact téléphonique j’explique au contrôleur mon manque de vigilance et renouvelle mes excuses pour le dérangement occasionné; il est satisfait du débriefing de l’incident , voyant qu’il n’était vraiment pas intentionnel de ma part et que je m’étais un peu trop reposé sur la présence du transpondeur pour ne pas vérifier la pertinence de ma position dans sa zone; le contrôleur s’avère être lui même pilote de planeur dans un club voisin ,ce qui accentue sa compréhension de mon récit et me donne des recommandations pour éviter tout nouvel incident de ce type; j’apprécie grandement sa réaction constructive et , pour ma part compte tirer tous les enseignements de ma négligence, pour ne pas porter tort au club et/ ou ne pas entrainer de restrictions plus importantes des vols de planeurs à l’avenir ,dans le secteur ou ailleurs en France….
Il n’y a pas eu de réelle menace immédiate, la visibilité était très bonne et j’ai été contacté avant de véritablement traverser l’axe de descente précis ; j’ai réalisé que ,bien que le vol à voile soit pour moi un loisir avant tout, je n’avais pas suffisamment pris en compte que j’évoluais dans des espaces où d’autres catégories fonctionnaient avec des paramètres très stricts et très professionnels ; cet évènement, par la réaction émotionnelle qu’il a pu provoquer chez moi, va au moins avoir l’avantage de marquer ma mémoire durablement ,et donc modifier ma pratique en y intégrant plus “professionnellement” les zones aériennes , en comprenant définitivement que si l’espace aérien semble ouvert , il comporte des “murs” invisibles qu’il n’est plus question d’oublier…
J’espère que cette expérience pourra parler à d’autres pilotes , qui se retrouveront peut-être dans la description de mon état d’esprit trop décontracté initial , pour éviter mon erreur d’inattention.
La vigilance reste de rigueur dans les espaces très contraints par les zones et espaces contrôlés.
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