Décollage par conditions de Mistral avec biplace à 780 kg derrière un DR300/180R.
Après sa rotation, le remorqueur prend son assiette de montée et, en conséquence, peu de temps après l’envol nous nous retrouvons en position basse, sans efficacité aux commandes, l’anémomètre indique une vitesse inférieure à 100 km/h encore en diminution jusqu’à 85 km/h (hors arc blanc). Nous demandons au remorqueur d’accélérer, nous sommes en second régime en position basse lors de la montée initiale. Suite à sa réaction avec action à piquer, nous regagnons de l’efficacité aux commandes et nous revenons en position normale de remorquage. Nous n’étions plus visible dans son rétroviseur.
Plus tard, nous demandons à nouveau au remorqueur d’accélérer, il répond “j’ai 150 km/h”, nous lui demandons d’accélérer +10 km/h, il confirme ensuite avoir 160 km/h indiqué pour que nous ayons les 130 km/h souhaités.
Mon analyse :
La rotation a été effectuée au bon moment et au bon rythme par le remorqueur mais il a ensuite subit le gradient de vent et a vu sa vitesse continuer d’augmenter. Il a donc continué d’augmenter l’assiette et a pris une pente de montée trop importante alors que nous étions tout juste en l’air.
Confusion assiette / vitesse : à l’envol le remorqueur doit aller chercher une assiette de montée standard qui mettra l’attelage en montée, si la puissance nominale est délivrée, alors les performances de montée seront satisfaisantes.
C’est la seconde occurence de ce type d’évènement que je subit en étant remorqué, ce sujet me semble problématique par conditions de Mistral où le gradient de vent impacte les indications anémométriques et le remorqueur va chercher une vitesse de montée au lieu de stabiliser l’assiette de montée de référence.
Enseignement
Le Mistral étant visiblement une menace avec ses risques associés il doit être pris en compte et les opérations adaptées (prise en compte du gradient p.ex.)