Suite à l’arrêt prochain de TopTherm, la FFVP a négocié une réduction de groupe pour la licence d’utilisation de l’outil de prévision aérologique Skysight.
Suite à l’arrêt prochain de TopTherm, la FFVP a négocié une réduction de groupe pour la licence d’utilisation de l’outil de prévision aérologique Skysight.
Du 14 au 19 avril, les athlètes se retrouvent au club de Fayence pour affiner leur préparation. Au programme : travail technique, analyse des vols et partage d’expérience, avec la présence exceptionnelle de Ferenc Toth, octuple champion du monde
.
Encadrés par Thierry Fraize (juge international), Erwin Gorge (entraîneur national) et Nicolas Blin (direction technique nationale), les pilotes avancent aussi sur la construction de leur projet de performance individuel.
Prochain rendez-vous : du 12 au 18 mai, de nouveau à Fayence.
Nous avons accueilli en stage Adrien Dubreuil, représentant de French Bee et Air Caraïbes, venu découvrir notre discipline de l’intérieur.
Pilote expérimenté en planeur et en avion, Adrien connaît déjà bien le milieu, notamment grâce à ses deux années au pôle espoir. Ce stage était donc pour lui un retour en immersion.
Pendant la semaine, il a partagé le quotidien du Pole France : vols, apprentissage et échanges avec les pilotes.
Ce moment a également été marqué par une belle rencontre humaine et sportive avec l’Équipe de France Junior, actuellement en préparation pour le Championnat du Monde Junior à Aalen, en Allemagne.
Merci à Adrien pour sa présence et son engagement, ainsi qu’à French Bee et Air Caraïbes pour leur soutien. 
En route vers le Championnat d’Europe en juillet en Pologne (catégories club, standard et 15m) et le Championnat du Monde Junior en août en Allemagne (catégories club et standard). Les pilotes de l’Équipe de France se sont réunis cette semaine pour un stage de préparation intensif :
Pilotes présents :
Encadrement : Éric Napoléon et le team capitaine de l’équipe Benjamin Néglais
Au programme de ce regroupement : stratégie, performance et reprise des marques La saison reprend progressivement et, au CNVP, la météo était tout simplement fantastique pour cette remise en route avec pas moins de 3 passages au Mont Blanc sur les 3 premiers jours de vols !
Ce stage s’est articulé autour de :

Pour les pilotes présents, c’était également l’occasion de tester les nouvelles tenues de l’équipe 
Une reprise idéale pour lancer la saison et poursuivre la préparation vers les grandes échéances internationales !
C’est dans les locaux de la CAA (la DGAC anglaise) que s’est tenue à Gatwick la réunion annuelle du Sailplane Development Panel (SDP) de l’OSTIV, le 11 octobre 2025.
Le SDP regroupe constructeurs, autorités, fédérations, universitaires et experts du monde vélivole, pour soutenir et encadrer les progrès techniques qui bénéficient au vol à voile. C’est un partenaire privilégié pour l’EASA, quand il s’agit de faire évoluer la réglementation et suivre les technologies et l’innovation.
Parmi la diversité des sujets, en voici quelques-uns abordés pour cette édition 2025.
Accidentologie et sécurité passive
Afandi Darlington de l’AAIB (le BEA anglais) a dressé le tableau des 20 dernières années d’accident outre-manche. Chez nos voisins anglais, la fédération (la BGA) réalise sous délégation les enquêtes d’accident n’ayant pas entrainé de blessure sérieuse, tandis que l’AAIB s’occupe des cas graves et mortels. Au Royaume-Uni, il y a pour l’aviation générale environ 1.1 accidents mortels par 100.000hr de vol (contre 0.8 aux US), et 0.9 spécifiquement chez les pilotes de planeur. Le risque de collision planeur-planeur est ainsi 2.4 fois plus élevé que dans l’aviation générale, avec une baisse visible à la suite de l’introduction obligatoire du FLARM il y a 10 ans. Quant aux collisions planeur-planeur en compétition, elles sont 6.3 fois plus fréquentes que sur l’ensemble des vols sans moteur. Plus anecdotiquement, les collisions drone-aviation générale commencent à rentrer dans les statistiques depuis quelques années…
La communauté anglaise est particulièrement active sur les sujets de « sécurité passive » des planeurs, dernier rempart aux dommages humains quand l’accident se produit. L’état des travaux sur le développement de protections dorsales personnalisées a été actualisé, une activité suivie depuis quelques années déjà.
Le prototype d’un enregistreur rassemblant les capteurs nécessaires à l’analyse de crash a été présenté.
Pour pallier le manque de bases de données, un questionnaire est en cours de diffusion au nom de l’OSTIV, afin de relier la typologie d’accident et impact corporel. Si vous avez été victime d’un accident, vous pouvez témoigner volontairement.
| Questionnaire témoignage accident :
https://ostiv.org/sections/sailplane-development-panel/subgroups.html |
Vieillissement des flottes de planeur
La question de la navigabilité des planeurs anciens se pose – ceux-là même qui font tourner les clubs un peu partout.
Jannes Neumann de l’EASA a indiqué qu’un Safety Information Bulletin au sujet des planeurs bois et toiles était en relecture finale. Il consignera les derniers apprentissages relatifs au vieillissement des colles sur les structures bois, et à la corrosion des structures soudées.
J’ai présenté les activités du groupe de travail mené par JL Derouineau sur le concept de « Structural Life Monitoring » des planeurs composites, supporté par la FFVP. D’ici quelques années, on pourra compter rien qu’en France, 4 à 6 planeurs atteignant chaque saison la butée de 12000hrs. L’enregistrement des charges rencontrées par un planeur au cours de son utilisation rend possible une estimation de la fatigue réelle de sa structure, potentiellement plus faible par heure de vol que les hypothèses de certification. On pourrait ainsi tirer le bénéfice de la faible usure d’un planeur soumis à une utilisation raisonnable, justifiant une extension de vie au-delà de 12000hrs. Le SDP est un forum privilégié pour avoir accès à l’historique de la règlementation, et mettre à l’épreuve des experts la méthode et des concepts opérationnels : un premier pas vers la formalisation d’une prolongation de durée de vie encadrée par l’EASA.
Planeurs motorisés et électrique
Dave Nadler a proposé plusieurs points visant à améliorer la fiabilité des motorisations de nos planeurs. Il est revenu sur les requis minimum de conditions environnementales en Europe, qui ne suffisent pas partout sur la planète : le WGC 2024 à Uvalde a illustré les faiblesses de nombreux systèmes thermique ou électrique pour des température frôlant les 50°C sur la grille. La démonstration de fiabilité du système de propulsion avant certification pourrait être plus exigeante – par exemple, 50 cycles sans panne. Enfin la notion d’audit technique de la chaine de contrôle moteur, bonne pratique classique en développement systèmes, pourrait être au moins encouragée. Une liste de pistes et des solutions pragmatiques, que pourraient favoriser soit la carotte soit le bâton, dans le but d’avoir à disposition des motoplaneurs plus fiables.
La règlementation EASA sur les procédures de test des batteries de propulsion a été discutée. L’industrie aéronautique dans son ensemble évolue sur le sujet, avec un « ruissellement » sur les planeurs.
Enfin, les règles d’intervention sur un accident de véhicule électrique terrestre s’appuient sur une signalisation qui permet aux secours d’adapter au risque feu de la batterie. Sur un crash récent d’un planeur électrique, les secours ont attendus plusieurs dizaines de minute à proximité de la machine avant d’intervenir, le temps de capturer les informations non disponibles sur place. Dans ce cas cela n’a pas changé le bilan humain, néanmoins la mise en place pour nos planeurs de la signalisation nécessaire semblent indispensable.
Relation OSTIV-IGC
Autre sujet : une réflexion sur l’intégration des nouvelles technologies en compétition en planeur, sollicitée par l’IGC. A la fin, quelles règles définissent un planeur ? Un système d’aspiration de couche limite qui s’appuie sur une pompe électrique, s’agit-il d’une propulsion ? Les commandes de vol électriques comme sur le Nexus, qui permettent des volets de courbure automatique ou la stabilisation active, triche ou innovation ?
Bilan
Certains sujets avancent bien au fur et à mesure des années, d’autres plus lentement. Le développement de la propulsion électrique apporte des machines modernes et innovantes, tandis qu’à l’autre bout du spectre on rencontre de plus en plus de questions liées à de « vieilles » cellules. Dans tous les cas des questions règlementaires se posent, et c’est le rôle du SDP de s’assurer que la dimension technique est bien prise en compte.
Matthieu Scherrer
Depuis l’arrêté du 17 février 2025, la réglementation ULM évolue avec l’entrée en vigueur des nouvelles règles OPS-ULM.
Parmi les activités concernées figure le remorquage de planeurs (REP), désormais formalisé dans le chapitre VII de l’annexe.
L’objectif est de renforcer la sécurité et d’encadrer administrativement l’activité, sans remettre en cause les pratiques traditionnelles des clubs.
| Élément | Date d’entrée en vigueur |
|---|---|
| Dispositions générales ULM (vols de loisir, règles de base) | 1ᵉʳ juillet 2025 |
| Déclaration des activités particulières (dont REP) | 1ᵉʳ juillet 2025 |
| Vols locaux à titre onéreux (VLO), vols de découverte (VLD), voltige | 1ᵉʳ avril 2026 |
| Période transitoire pour anciens exploitants REP | Jusqu’au 31 mars 2026 (si déclaration + manuel déposés) |
Le REP ULM est applicable depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, avec une période de transition jusqu’au 31 mars 2026 pour les exploitants déjà en activité.
Les clubs disposant déjà d’une autorisation REP sous l’ancien arrêté sont réputés conformes jusqu’au 31 mars 2026.
Pendant cette période, il suffit de :
Après le 31 mars 2026, le remorquage restera possible uniquement avec un manuel conforme au nouvel arrêté, sans changer vos méthodes de formation ni vos pratiques opérationnelles.
Au regard du contrat d’assurance fédéral, voici les critères requis pour le pilote de l’ULM remorqueur :
La FFVP a souhaité renforcer des dispositions prévues dans le cadre de cette réglementation :
Le REP ULM continue comme avant, avec simplement :
Les clubs déjà actifs disposent d’une transition jusqu’au 31 mars 2026 pour se mettre en conformité.
Vous êtes instructeur et impliqué dans l’UNSS? NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !
Dans le cadre d’une expérimentation de l’utilisation du simulateur et du eSport dans le cadre du milieu scolaire du 2nd degré, la FFVP recherche des candidats volontaires pour la mise en oeuvre de ces expérimentations.
Le profil idéal recherché est d’avoir un pied côté FFVP avec une licence de pilote et suffisamment d’expérience (qualification instructeur et utilisation simulateur est un plus), et un pied côté sport scolaire avec des activités d’encadrement dans le cadre de l’UNSS.
Ces expérimentations sont faites via une démarche exploratoire. Selon les résultats enregistrés, une action de plus grande envergure pourrait être mise en place.
Merci de votre engagement !
Le vol en planeur français a perdu coup sur coup deux de ses grandes figures, la semaine dernière.
Deux parcours très différents, mais une même manière d’aimer le planeur : s’engager, construire,
transmettre.
Jean-Pierre De Loof nous a quittés. Pour beaucoup, il restera l’homme du G-NAV. Pour ceux qui l’ont
côtoyé, il était surtout un ingénieur passionné, exigeant, toujours prêt à expliquer, à améliorer,
à transmettre.
Sa vie professionnelle parlait d’elle-même : ingénieur de haut niveau. Mais Jean-Pierre n’a jamais
séparé son métier de sa passion pour le planeur. Dès la fin des années 1970, il dessinait et
construisait son propre appareil, le Compact, preuve d’une curiosité technique insatiable.
Au sein de la Fédération, comme vice-président de la FFVP et président de la commission technique, il a marqué
durablement l’histoire du vol en planeur. Le G-NAV, qu’il a porté avec ténacité aux côtés de Lucien
Rochet et de nombreux acteurs fédéraux, est devenu un outil structurant, garantissant aujourd’hui la
navigabilité de près de 2 000 planeurs. Un héritage discret mais essentiel, au service de tous.
Jean-Pierre n’était pourtant pas homme à rester derrière un bureau. De Chérence à l’aéroclub Bertin,
puis aux Planeurs d’Ille-et-Vilaine qu’il avait rejoints il y a une vingtaine d’années, il était avant
tout un homme de club. En Bretagne, qu’il avait choisie comme terre d’ancrage, il fut l’un des piliers
de la création du club et accompagna son déménagement vers Saint-Sulpice.
À l’atelier, il savait mêler rigueur technique, humour et convivialité, transformant chaque séance
de maintenance en moment collectif.
Derrière l’ingénieur se tenait un homme profondément humain, attaché au partage des savoirs et à la
transmission entre générations. Un bâtisseur, au sens le plus noble du terme.
Une cérémonie d’hommage à Jean-Pierre aura lieu le mardi 10 février à 15h au Crématorium de
Vern-sur-Seiche (35).
Avec Marie-Christine, c’est une énergie singulière qui s’éteint, mais dont l’écho résonne encore sur
les terrains. Elle aimait raconter que tout avait commencé presque par hasard : un permis moto
envisagé, et des parents qui l’inscrivent dans un club de planeur à Mussey. Le virus était pris.
Après une parenthèse, elle revient au vol en planeur par le Centre National de Vol à Voile (CNVP
aujourd’hui). Son « deuxième premier vol », au-dessus des Alpes, restera gravé dans sa mémoire.
À partir de là, elle s’engage sans compter, dans les clubs, puis au niveau départemental, régional et
enfin fédéral, comme trésorière adjointe.
À la tête de la commission féminine, Marie-Christine déploie une créativité et une énergie
communicatives. Elle lance les Quatre saisons du planeur au féminin, mobilise les femmes du
mouvement, ouvre les clubs à de nouveaux publics, valorise les mécaniciennes aéronautiques et
soutient sans relâche la compétition féminine, suivant avec fierté les parcours des championnes.
Libre, élégante, éternellement jeune d’esprit, elle partageait ses étés à Issoudun, vivant en
caravane avec son chat, toujours prête à rire, à discuter, à encourager. Rien ne l’arrêtait, pas
même les kilomètres, lorsqu’il s’agissait d’aller soutenir une compétition, jusque dans les
campagnes polonaises.
En 2019, alors qu’elle songeait à s’éloigner du pilotage, elle accepte une dernière aventure
compétitive à Mussey, là où tout avait commencé. Une équipe, un gîte, des journées de vol ou de
pluie, des barbecues et des éclats de rire. Des souvenirs qui racontent mieux que tout ce qu’était
Marie-Christine.
Jean-Pierre et Marie-Christine ont incarné deux manières complémentaires de servir le vol en
planeur : par la rigueur technique, par l’engagement humain, par la transmission. Bâtisseurs
patients et passeurs de témoins, ils laissent aux générations suivantes un mouvement plus solide et
plus ouvert.
La Fédération Française de Vol en Planeur adresse ses pensées les plus sincères à leurs familles et
à leurs proches.
L’équipe de France de vol à voile a officiellement lancé sa saison de haut niveau 2026 lors d’un rassemblement organisé au CREPS de Vallon-Pont-d’Arc. Forte de 15 médailles internationales, la sélection nationale aborde cette nouvelle saison avec ambition, structuration et cohésion.
Ce stage de début de saison a réuni pilotes, entraîneurs et encadrement technique autour d’un objectif commun : préparer au mieux les grandes échéances internationales, notamment les Championnats du Monde seniors et juniors ainsi que le Championnat d’Europe.
Tout au long du week-end, les échanges ont mis en évidence une excellente cohésion intergénérationnelle entre les pilotes expérimentés et les jeunes talents. L’engagement, la participation active et l’envie de performer ont marqué l’ensemble des temps de travail, confirmant la solidité du collectif France.
Cette dynamique est un levier essentiel pour aborder une saison 2026 exigeante, tant sur le plan sportif que logistique.
Le rassemblement s’est articulé autour de plusieurs axes clés de la performance :
La Direction Technique remercie l’ensemble des pilotes présents et engagés dans ce projet de haut niveau :
Ainsi que l’ensemble des intervenants ayant contribué à la qualité des échanges.
La Direction Technique adresse également ses remerciements au CREPS de Vallon-Pont-d’Arc pour la qualité de son accueil et de sa restauration, qui ont largement contribué à la réussite de ce lancement de saison.