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BIA : transformer la curiosité des jeunes en passion aéronautique

By Accueil, BIA

« On rêve toutes et tous de voler ! » Alors les jeunes devraient venir naturellement dans nos clubs, non ? La réalité est un peu plus complexe : entre la concurrence d’autres occupations sportives, voire aéronautiques, un système éducatif pas si simple à intégrer et des contenus du BIA difficilement évolutifs car très codifiés, il n’existe pas de recette miracle. Mais des leviers concrets existent pour faire du Brevet d’Initiation Aéronautique un véritable projet de club.


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Remise des attestations BIA en fin de saison, devant les planeurs du club.

Rappels sur le dispositif BIA

Le BIA n’est pas un dispositif fédéral sur lequel nous avons la main pour le faire évoluer afin de coller au plus près de nos activités de club, de nos contraintes, de notre saisonnalité, de nos objectifs ou des évolutions sociétales du moment. C’est un diplôme officiel délivré par l’Éducation Nationale, très codifié de son début à sa fin, et dont les contenus — même s’ils sont de plus en plus « numérisés » — restent avant tout délivrés en majorité en milieu scolaire, par des professeurs détenteurs du Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique (CAEA).

On a vu néanmoins surgir ces dernières années des formations payantes en ligne. Quel contexte a permis cela ? D’un côté une forte hausse des demandes de formation, de l’autre une baisse continuelle des moyens de l’Éducation Nationale en Heures Supplémentaires d’Enseignement (HSE) pour rémunérer les enseignants proposant des cours du BIA. L’offre et la demande.

9 000 → 20 000
candidats annuels au BIA entre 2014 et 2024 : plus du double en dix ans.

Dans cette situation, nous pouvons voir une opportunité : en quoi nos associations et nos bénévoles, qui proposent une richesse de connaissances et de compétences liées à l’aéronautique, peuvent-ils se présenter comme un partenaire et un relais qualitatif pour notre système éducatif ? Car c’est bien là le besoin, devant la pénurie de formateurs. Et une fois passé ce « en quoi », vient le « comment » : comment entrer en contact avec le système éducatif pour participer à l’enseignement du BIA ? Voire : est-il possible de proposer une formation BIA sans convention avec le milieu scolaire ? Réponses ci-dessous.

Vos questions, nos réponses

Faut-il détenir le CAEA pour enseigner le BIA ?

Non ! Un premier mur sonne pourtant régulièrement aux oreilles des associations qui veulent proposer du BIA : « votre bénévole doit disposer du CAEA pour enseigner ! ». Soyons clairs : ceci n’est vrai que si l’enseignement du BIA est géré par ce bénévole en coordination avec un établissement scolaire (convention club–établissement).

Pour les configurations suivantes, pas besoin du CAEA — même si c’est toujours un plus :

  • votre bénévole fait des cours du BIA sous la responsabilité d’un établissement scolaire (convention), et le professeur gérant cette classe BIA détient le CAEA ;
  • le club organise une classe BIA en interne, sans relation avec un établissement.

Dans ce dernier cas, le club devra, en plus d’assurer les cours, vérifier que ses « élèves BIA » sont bien inscrits en candidats libres ou individuels sur le site Cyclades (gestion des inscriptions aux examens délivrés par l’Éducation Nationale), afin qu’ils puissent se présenter au test. Le calendrier des inscriptions court souvent de janvier à mars, pour un examen début juin. Les examens se déroulent obligatoirement dans des établissements scolaires.

Comment enseigner le BIA au sein du club ?

La formation au BIA existe désormais largement « online ». Même si des établissements scolaires le proposent, les moyens numériques modernes permettent dans l’absolu de réviser pour passer l’examen. Cela ne remplace pas le présentiel, au moins en partie, pour former un groupe de jeunes — et surtout pour leur faire découvrir les applications pratiques : votre salle de briefing, votre hangar, votre piste et son starter, votre local de maintenance, votre treuil, votre remorqueur… Les déclinaisons sont sans fin !

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Faire découvrir le matériel et les applications concrètes : un atout que seul le club peut offrir.

Pour les contenus numériques support, contactez directement le référent BIA de la FFVP ([email protected]) afin d’accéder à un kit de présentations balayant l’ensemble des modules de formation.

Un bémol : en faisant un BIA « en interne », les publics cibles seront difficiles à trouver au lancement de votre projet, puisque vous n’êtes pas encore en relation avec des établissements scolaires. Ne soyez donc pas déçus d’un faible nombre la première saison. Un travail vers les établissements et les médias locaux, pour créer du bouche-à-oreille, sera indispensable. Les professeurs présents dans votre club sont vos meilleurs alliés : ils sauront faire circuler l’information.

Et quels publics ? La cible 12-15 ans est idéale, avec souvent le bagage scolaire suffisant pour appréhender les contenus du BIA. Une professeure d’EPS enseignant le BIA, rencontrée récemment, vise quant à elle en priorité les 11-13 ans :

Ce n’est pas qu’ils décrochent le BIA qui est mon objectif — je leur annonce même qu’ils ne l’auront sûrement pas, et que ce n’est pas grave ! Je veux les ouvrir à cette culture, ses applications, ses métiers potentiels, et c’est à cet âge qu’un jeune et ses parents envisagent le début de l’orientation professionnelle. Sans cette culture, les jeunes s’interdisent d’y penser, et c’est dommage. Après cette tranche d’âge, c’est trop tard.
— Une professeure d’EPS enseignant le BIA

Comment établir un partenariat club–établissement ?

Les difficultés relevées ces derniers mois sont simples : nos associations ont du mal à faire ouvrir les portes des établissements pour, ne serait-ce que, discuter du projet. Même lorsqu’ils en entrevoient l’intérêt pour leurs élèves, les chefs d’établissement ont des priorités multiples, et le BIA sonne parfois comme une action « en plus » à coordonner avec une entité externe — et potentiellement un budget et des ressources humaines à y consacrer dans un contexte économique tendu.

Porte fermée par défaut, la solution actuelle est que nos clubs empruntent la voie « hiérarchique » :

  • le club soumet son projet à son CRVP ;
  • le CRVP est l’organe de dialogue avec le Rectorat de l’académie ;
  • le Rectorat renverra vers son service idoine (insistez !), le CIRAS — souvent un professeur inspecteur dédié à la mission — qui pourra aider à décrocher une audience auprès des établissements cibles locaux (insistez !).

Notre conseil, pour faire court : contactez en parallèle directement le CIRAS afin d’être invité à sa réunion annuelle de coordination, et vous faire connaître tout simplement. Les portes seront alors bien plus faciles à (entr’)ouvrir.

Monter un projet club BIA

Lorsqu’on pense BIA, on le réduit souvent à son contenu d’enseignement par nos bénévoles, complété de journées de vol découverte ou de simulateur. Mais si un club veut proposer un projet qui attire vraiment l’attention des établissements scolaires et des parents, c’est surtout en mettant en avant sa richesse de réseau professionnel aéronautique : nos pilotes évoluent parfois dans ce milieu ; une base aérienne militaire ou un aéroport est à proximité ; le club peut être le facilitateur d’une journée de visite pour sa classe BIA.


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L’objectif : rendre les jeunes tellement passionnés que la question ne se posera même plus.

Un projet BIA, c’est donc aussi faire le point sur les ressources professionnelles et partenaires aéronautiques potentiels, afin de définir votre stratégie en vous appuyant sur les points forts de votre club — ceux qu’aucun établissement scolaire ne pourrait créer à votre place ! L’objectif premier n’est pas de « faire des licenciés et des futurs pilotes », mais bien de rendre ces jeunes tellement passionnés que, pour une partie d’entre eux, la question ne se posera même plus.

En pratique : vos contacts BIA

Page BIA dédiée sur ffvp.frCalendrier des événements liés au BIA et à l’orientation, actualités, carte des clubs proposant le BIA. Pour compléter ou proposer des contenus : [email protected]

www.ffvp.fr/le-bia

Obtenir le CAEAVos bénévoles souhaitent préparer l’examen du Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique ?

[email protected]

Trouver votre CIRASSur votre moteur de recherche, saisissez « CIRAS » suivi du nom de l’académie dont dépend votre club.

Une question, des remarques ?Notre équipe est disponible pour toute question ou remarque sur le dispositif BIA.

[email protected]

Des élèves du BIA du lycée La Chartreuse découvrent le vol en planeur à Loudes

By BIA

Samedi 30 mai, les élèves de la section BIA du lycée La Chartreuse ont vécu une journée d’immersion à l’aérodrome de Loudes, à l’invitation de leur enseignant Jean-Christophe Bonnefoy.

Accueillis par les Planeurs du Velay, partenaire fidèle du lycée depuis plusieurs années, les élèves ont pu découvrir le fonctionnement d’un club de vol en planeur, ses installations et ses différents moyens de lancement : planeurs, avion remorqueur et treuil. La journée a également été l’occasion de passer de la théorie à la pratique, avec une initiation sur simulateur de vol en réalité virtuelle encadrée par Bernard Verdeille.

Cette immersion a permis aux jeunes de mettre en application les notions abordées pendant l’année de BIA : gouvernes, portance, ascendances ou encore bases du pilotage. Point fort de la journée : chaque élève a pu effectuer un vol d’initiation en planeur, encadré par les instructeurs Philippe Gourgues et Hervé Deplanque, avec Gilbert Gallet aux commandes de l’avion remorqueur.

Grâce à des conditions météorologiques idéales, certains vols ont duré plus d’une heure. Une expérience marquante pour ces jeunes passionnés d’aéronautique, qui illustre pleinement le rôle du BIA comme porte d’entrée vers la découverte du vol en planeur.

Aérométiers – 5ᵉ édition des rencontres « Féminisons les métiers de l’aéronautique et du spatial »

By BIA

La 5e édition des rencontres « Féminisons les métiers de l’aéronautique et du spatial » se tiendra le jeudi 4 juin prochain. Un événement majeur pour promouvoir la mixité et faire découvrir les nombreuses carrières de la filière aux jeunes générations.

Après des éditions organisées au sein d’Air France, d’Airbus, du Groupe ADP et sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac, ce dispositif s’installe cette année dans le cadre prestigieux du Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget.

Pour cette nouvelle édition, l’événement prend la dimension d’un véritable mini-salon des métiers au féminin. Il s’apprête à accueillir 500 jeunes filles : 400 collégiennes, lycéennes et étudiantes, ainsi que 100 élèves de primaire.

8 univers métiers pour susciter des vocations

Afin d’illustrer la diversité des carrières possibles et de dépasser les stéréotypes, l’événement proposera un parcours immersif retraçant le cycle de vie d’un aéronef à travers 8 univers distincts : Conception, Fabrication, Maintenance, Pilotage, Contrôle aérien, Aéroport, Cargo et Digital.

Le programme de la journée s’annonce riche :

  • 27 ateliers immersifs animés par une centaine de professionnelles du secteur.

  • Des épreuves pratiques et des démonstrations en réalité virtuelle permettant aux participantes de découvrir concrètement le quotidien des techniciennes, ingénieures ou pilotes.

  • Un accompagnement assuré par des étudiantes issues de grandes écoles de l’aéronautique (Groupe ISAE, IPSA, Afmaé) pour guider les groupes et faciliter les échanges de bout en bout.

Les élèves de primaire auront quant à elles l’opportunité d’explorer les 1000 m² de l’espace ludo-éducatif « Planète Pilote », de manipuler plus de 40 modules interactifs et d’approcher un Boeing 747.

Un engagement collectif en faveur de la mixité

Soutenu par la DGAC, le GIFAS, l’Armée de l’Air et de l’Espace, ainsi que par de nombreux constructeurs, compagnies aériennes et gestionnaires d’aéroports, cet événement fédère aujourd’hui 29 adhérents autour du label « Féminisons ».

Cette journée du 4 juin sera également l’occasion d’officialiser la signature de la charte par l’entreprise Oyonnair, témoignant de l’engagement continu de toute une industrie pour favoriser l’égalité professionnelle et encourager les jeunes femmes à rejoindre le secteur aéronautique.


Informations pratiques :

  • Date : Jeudi 4 juin

  • Lieu : Musée de l’Air et de l’Espace (Le Bourget)

  • Informations complémentaires à retrouver sur le site d’Aérométiers.

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